Dans l'édito carré ce matin, la question du bien-être au travail…

Imaginez Marc un nouveau France Inter. Une radio où pourriez, tout de suite après votre matinale, bénéficier de l’espace détente « Fleur de lotus » pour vous faire masser la nuque et redynamiser votre corps de jeune quadra sous tension. Imaginez un atelier conseils en diététique pour perdre ce petit ventre qui se dessine et qui traduit cette attirance incontrôlée pour les viennoiseries. Imaginez enfin un lieu de sieste, « le dortoir du 7/9 » où vous pourriez à tout moment récupérer de vos nuits sans sommeil. 

Tout cela n’est bien sûr que pure fiction Avenue Kennedy. Et pourtant, de plus en plus d’entreprises dans notre pays multiplient les espaces bien-être afin de diminuer le stress de ses salariés. 

Et ça fonctionne vraiment ? 

C’est mitigé. Pour beaucoup de spécialistes du monde du travail, ce initiatives sont certes intéressantes mais ce ne sont que des mesures cosmétiques qui ne suffisent pas à procurer une satisfaction élevée pour le personnel. 

Selon les études, les principaux facteurs de satisfaction pour les salariés reposeraient sur l’écoute et la confiance apportée par la hiérarchie. Ce serait la meilleure façon de prévenir les risques psycho sociaux.

Dans son ouvrage « les entreprises humanistes », le psychologue Jacques Lecomte montre que lorsqu’un manager fait confiance à ses salariés, la motivation s’en trouve décuplée. Et figurez-vous que les entreprises où il fait bon vivre sont souvent les plus rentables. Et contre toute attente, le bonheur au travail ne serait pas proportionnel à la rémunération des salariés ! L’expérience montre que les primes à la performance augmentent rarement la quantité de travail fourni… Bon pas la peine non plus de le crier sur les toits…   

D’autres critères sont mis en avant ? 

Oui c’est dans une atmosphère de coopération que les salariés sont plus performants. La compétition génèrerait au contraire du mal être et une diminution du partage des informations. Ce qui dans certains cas précis peut s’avérer dramatique. 

Des études menées sur les accidents de Tchernobyl et sur l’explosion de la navette Challenger, montrent que c’est le dysfonctionnement de la communication au sein de la hiérarchie qui est mis en cause. 

Les opérateurs se sont plaints de ne pas avoir été écoutés par leurs dirigeants sur des anomalies qu’ils avaient pourtant observées.  Lorsque la hiérarchie n’attache pas suffisamment d’importance à la voix de ses salariés, les informations défavorables, à connotation négatives ont plus de mal à remonter vers les managers. 

Et puis enfin la qualité humaine du chef est bien sûr essentielle Marc. 

L’ego surdimensionné du dirigeant contribue généralement à la médiocrité de l’entreprise. Chacun a pu observer dans son travail le pouvoir de nuisance du petit chef ou du collègue insupportable qui à lui seul peut ruiner la motivation du groupe.

Notez que si l’entreprise dans laquelle vous travaillez a besoin d’un petit coup de pouce pour améliorer la question du bien-être au travail, l’INRS, l’institut national de recherche et de sécurité possède tous les outils pour vous aider à faire bouger les choses.  Allez je file Marc, j’ai mon massage qui m’attend… 

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