Il y a environ 30 000 à 40 000 ans, des hommes ont eu la drôle d’idée d’aller s’installer sur le plateau tibétain à 4 600 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il s’agit à ce jour de la première occupation humaine connue à haute altitude…

Des fouilles révèlent que des hommes préhistoriques se sont installés sur le plateau tibétain à 4600 mètres d'altitude
Des fouilles révèlent que des hommes préhistoriques se sont installés sur le plateau tibétain à 4600 mètres d'altitude © Getty / Chen Hanquan

De tout temps on le sait, l’espèce humaine a été attirée par la conquête de nouveaux territoires. Et au cours de ses nombreuses pérégrinations, rien ne lui a fait peur. 

Une étude menée par des scientifiques de l’Académie des sciences chinoises et publiée il y a quelques jours dans la revue Science montre qu’il y a environ 30 000 à 40 000 ans, des hommes ont eu la drôle d’idée d’aller s’installer sur le plateau tibétain à 4 600 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il s’agit à ce jour de la première occupation humaine connue à haute altitude. On doit cette découverte à un site archéologique Nwya Devu, dans lequel ont été retrouvés des milliers d’objets en pierre. Il  est susceptible d’avoir abrité un atelier de fabrication d’outils. Jusqu’à présent, il n’existait aucune preuve concrète montrant que des humains avaient pu s’installer dans des contrées aussi inhospitalières.

Qu’est-ce que des humains sont allés faire à une telle altitude ? 

C’est toute la question. Pourquoi des bonhommes sont-ils allés se geler au péril de leur vie à près de 5 000 mètres d’altitude à une époque où le sous-vêtement Thermolactyl n’existait même pas… 

Qu’est ce qui a pu les attirer dans un environnement aussi rigoureux entre manque d’oxygène, températures froides et faible pluviométrie ?  

Et bien la réponse se trouve sans doute du côté de la nourriture. Ce plateau tibétain était certes très rude, mais pas stérile pour autant. Il a dû être un point de départ pour les chasseurs paléolithiques attirés par l’odeur alléchée des hardes de gazelles, de chevaux et de yaks, voire même de quelques rhinocéros laineux.

Malheureusement aucun os n’a été conservé à cet endroit. Pas l’ombre d’un squelette de ces premiers habitants ou des animaux qu’ils ont chassés. C’est en datant les couches sédimentaires où se trouvaient les outils en pierre que les archéologues ont pu en déduire que des ancêtres humains avaient foulé le plateau tibétain à cette époque. Cette étude nous éclaire sur une période cruciale pour l’évolution humaine. Elle montre que les individus ont développé à cette époque des capacités d’adaptation et des stratégies de survie sophistiquées malgré les conditions difficiles. Les auteurs de ce travail concluent que cette présence ancienne à si haute altitude fournit un exemple de la réussite de l’espèce humaine en tant qu’animal colonisateur.

Mais une question demeure cependant : qui étaient ces hommes capables d’affronter la froidure du Tibet ? Étaient-ce des Homo sapiens ou des Denisoviens ? A moins qu’il ne s’agisse d’une espèce bipède très rare : le Manoukian, une créature archaïque à poil dur souvent repérée dans les Alpages et dont on dit qu’elle aime s’épanouir à Haute Altitude. Il y a longtemps le Manoukian a pu fréquenter les plateaux Tibétains. Les hypothèses sont donc ouvertes et la science doit travailler afin d’élucider ce dernier mystère...

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