Mathieu Vidard nous révèle, grâce à la science bien sûr, qui sera le gagnant de la coupe de monde de football…

Et oui ! Et vous aller me remercier de vous épargner bientôt des heures inutiles devant la télévision à risquer la crise cardiaque et à manger gras pour voir un simple ballon rentrer dans un filet. 

Je vais donc vous parler de cette étude publiée dans le Journal européen des sciences du sport et qui a été menée par des chercheurs anglais et australiens. 

Ces scientifiques ont découvert qu’en examinant de près la passion avec laquelle les joueurs chantaient leur hymne national d’avant match ; on pouvait se faire une idée de leur probabilité de gagner. 

Rappelons que lors de la coupe du monde de foot en 2010  c’est à un céphalopode devin - Paul le poulpe en l’occurrence- auquels les pronostiqueurs s’étaient fiés. Là les chercheurs sont allés un peu plus loin en se demandant s’il existait des raisons fiables de déterminer qui sera le champion…

Et donc ils se sont intéressés à la façon de chanter l’hymne national…

Oui car historiquement les hymnes nationaux ont été créés pour renforcer les identités en créant des liens sociaux et en motivant l’action patriotique. Et l’un des principaux contextes dans lesquels on chante les hymnes est celui des compétitions sportives internationales. Les chercheurs ont donc pris comme modèle l’Euro de foot 2016 pour observer le degré de passion affiché par les équipes lorsqu’elles interprétaient leur hymne national en le couplant à la performance de chaque équipe dans les 51 matches du tournoi. Intensité du chant mais aussi expressions faciales et langages corporels des champions du ballon rond en regardant par exemple si les joueurs se serraient les uns contre les autres ou s’ils se mettaient la main sur le cœur. 

En s’appuyant sur la théorie de l’identité sociale, les scientifiques ont émis l’hypothèse d’une relation positive entre la passion et la performance sur le terrain… 

Et quelle est la conclusion de cette étude ? 

Et bien que le niveau de passion affichée par les joueurs prédits le succès ou l’échec de leur équipe dans le match qui suit. Les équipes de foot qui ont collectivement chanté leur hymne avec plus d’enthousiasme ont concédé  moins de buts pendant le match. Mais l’étude précise qu’ils n’en n’ont pas marqué plus. C’est donc dans le jeu défensif, au moment au l’équipe doit faire corps que la passion peut le plus porter ses fruits. Le stade de la compétition aussi avait son importance : en phase d’élimination directe, une plus grande passion est associée à une plus grande probabilité de victoire.  

Pour gagner la coupe du monde, il suffirait-il donc que les entraineurs demandent simplement à leurs joueurs de montrer plus de passion au moment des hymnes internationaux. Mais non pas si simple Nicolas. Les auteurs de l’étude concluent que ça n’est pas la meilleure stratégie et que seuls les joueurs véritablement passionnés et possédant un sens de l’unité ont des chances de l’emporter.

A bon entendeur… 

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