Mathieu ce matin dans l’édito carré, une autre réalité de nos maisons. Ah l’intérieur calme et douillet de nos logis ! la blague ! Plutôt une cité grouillante pleine de bestioles qui squattent sans vergogne les moindres recoins de nos habitations !

Ah l’intérieur calme et douillet de nos logis ! la blague ! Plutôt une cité grouillante pleine de bestioles qui squattent sans vergogne les moindres recoins de nos habitations ! 

Nous feignons bien sûr de les ignorer dégoûtés par ces intrus dont on célèbre bien souvent la présence par un twist de la semelle. 

Et pourtant, si l’on cherche à observer avec qui nous partageons le même toit, c’est un spectacle étonnant qui s’offre à nos yeux. 

Et c’est ce qu’on fait des chercheurs américains et danois qui ont mené l’enquête pour observer comment la disposition de la maison influençait la diversité de nos colocataires.

Et quels sont les résultats de cette étude ? 

Et bien sachez d’abord que les insectes et les acariens varient d’une pièce à l’autre et que les espaces communs comme le salon accueillent le plus grand nombre d’individus. C’est là qu’évoluent des charognards, des animaux errants venant de l’extérieur ou des espèces en transit qui ne font que passer comme dans un hall de gare.

Sachez d’autre part que si vous avez une tendance à l’entomophobie, c’est-à-dire la peur des insectes, vous devriez commencer par arracher vos moquettes et à enrouler vos tapis. Car c’est là dans le moelleux de vos revêtements que se trouve la plus grande concentration de bêtes microscopiques. 

Des animaux qui préfèrent aussi les étages inférieurs où chaleur, humidité et restes de nourriture font office de nid douillet et de garde-manger. 

Mention spéciale pour la buanderie avec sa machine à laver et son sèche-linge et aussi pour les zones caverneuses sombres et humides des sous-sols, où vous pouvez croiser, araignées, acariens ou mille pattes qui squattent chez vous à l’année. 

Que nous apprend encore cette étude ? 

Que la propreté de la maison ne change rien et que nos animaux domestiques n’ont aucun impact sur le nombre de bestioles présentes. 

Les insectes ont aussi une grosse passion pour les tapisseries et les bibliothèques et ils qui n’attendent pas la rentrée littéraire pour dévorer le prochain Goncourt en se régalant tout particulièrement de la colle de vos livres ou de vos papiers peints. 

Rappelez vous aussi que vous êtes cernés de partout et que là, à quelques centimètres de votre joues dans le gonflant de l’oreiller, des hordes d’acariens détritivores font ripaille de vos peaux mortes et du savoureux sébum de vos sourcils.    

Est ce qu’il y a de bonnes raisons d’apprécier ces bestioles dans la maison ? 

Et bien oui Nicolas ! L’étude suggère que les insectes pourraient contribuer à la santé de nos foyers d’une façon détournée. On sait aujourd’hui qu’un nombre croissant de maladies modernes sont liées au manque d’exposition à une plus grande diversité biologique et en particulier aux micro-organismes. Et bien selon les scientifiques, les insectes pourraient jouer un rôle important dans l’accueil et la propagation de la diversité microbienne à l’intérieur de la maison. 

Une étude qui nous amènerait presque à nous demander si nous n’habitons pas en réalité chez nos colocataires à pattes.

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