La« Nomophobie » désigne la peur excessive d’être séparé de son mobile : un mot qui en dit long sur notre relation avec les téléphones portables !

La surutilisation des Smartphones est en effet parfois associée à une forme de dépendance psychologique, dont l’une des caractéristiques peut-être l’anxiété découlant de la séparation avec ces objets. 

Le nomophobe décrit être totalement terrorisé à la simple idée d’être privé de son téléphone mais aussi par l’angoisse d’avoir un mauvais réseau ou d’oublier son cordon de recharge alors que sa batterie est en train de rendre l’âme.   

Le phénomène a pris tellement d’ampleur dans la population que certains psychologues suggèrent d’intégrer la nomophobie dans le DSM, la bible psychiatrique des troubles mentaux ! 

Nicolas, je ne vous ferai pas l’affront de vous demander si vous vous sentez perdu sans votre portable, car je sais que comme moi vous en faites un usage tout à fait modéré…

La nomophobie est donc devenue un véritable syndrome aujourd’hui ? 

Oui et ces symptômes d’anxiété, on les doit à notre habitude de dégainer frénétiquement notre téléphone à la moindre occasion et de recevoir à tout bout de champ des notifications. 

Véritables machines à fabriquer de la peur de passer à côté d’une information majeure ou d’un événement «  Laetitia va t-elle faire un geste en direction de Laura et David ? » ; nos portables peuvent provoquer des décharges de cortisol dans notre organisme. Cette hormone du stress est à l’origine de l’anxiété du nomophobe. 

Mais notre dépendance au smartphone peut s’accompagner d’autres signes inquiétants comme des hallucinations sonores et des signaux fantômes. 

N’avez-vous jamais eu l’impression Nicolas d’entendre la sonnerie de votre portable ou la vibration d’un SMS alors qu’aucun signal entrant n’était émis vers vous ? 

Cette manifestation est très fréquente chez les utilisateurs compulsifs et elle montre un certain degré d’anxiété chez celui qui perçoit ces signaux invisibles. 

Et que faire alors en cas de nomophobie avérée ? 

Et bien peut être d’abord par se demander d’où vient cette peur qui vous taraude à l’idée de rater quelque chose ? Pourquoi ce besoin de se rassurer avec ce « doudou numérique», objet transitionnel venant sans doute remplacer votre maman… 

Cette connexion permanente est elle le signe d’un vide existentiel ? D’un narcissisme exacerbé ? Voire d’une extension de votre corps physique, sorte de cordon ombilical faisant entrer profondément la société de l’information dans votre chaire ? 

Quoiqu’il arrive tout n’est pas désespéré et les conseils affluent pour apaiser votre nomophobie.

Certains préconisent par exemple d’entamer une cure de désintoxication en apprenant à vous passer de votre téléphone pendant des périodes de plus en plus longues –soyez fort- ou bien de vous acheter un NoPhone, un faux téléphone qui ne sonne jamais, qui ne nécessite aucune mise à jour et sur lequel vous pourrez à tout moment vous défouler pendant votre diète digitale. 

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