On a souvent fait de l’environnement urbain un milieu difficile pour le vivant et notamment pour les arbres. On assiste actuellement à un mouvement mondial pour donner de plus en plus de place aux arbres en ville.

Rue de Montmartre à Paris
Rue de Montmartre à Paris © Getty / Alexander Spatari

Il s’agit presque d’un retour au Second Empire puisqu’à cette époque on plantait déjà des arbres pour améliorer la qualité de l’air, rafraîchir et procurer du bien-être aux citadins. 

Paris a été sous le Baron Haussmann le laboratoire de la ville moderne avec ses grands axes, ses alignements d’arbres, ses parcs et ses squares. Des arbres plantés au XIXe siècle sont d’ailleurs encore présents aujourd’hui sur les avenues. 

Les villes réintroduisent aujourd’hui de la végétation pour apporter des réponses au changement climatique et lutter en particulier contre les épisodes de chaleur extrêmes. 

Car un arbre peut offrir des services écologiques précieux dont nous aurions tort de nous passer.  

Quels types de services les arbres citadins peuvent-ils rendre ? 

La principale fonction qu’on demande à un arbre, c’est de transpirer et de faire de l’ombre pour rafraîchir la ville. Le confort thermique que les arbres procurent est non négligeable. On estime qu’un effet d’abaissement d’un ou deux degrés de la température lors de canicules pourrait sauver des vies et améliorer le quotidien de nombreux habitants qui suffoquent l’été dans les îlots de chaleur urbains. 

Les arbres améliorent aussi la qualité de l’air. Ils absorbent les polluants, filtrent les particules fines et stockent le gaz carbonique.

Et puis enfin des études de plus en plus nombreuses montrent que la présence d’arbres contribue au bien-être mental et physique des personnes. 

Est-ce que les arbres sont nombreux dans les villes françaises ? 

De plus en plus. La métropole de Lyon a pu calculer ce qu’on appelle la surface de canopée, c’est à dire l’étage supérieur des arbres. Résultats : les 2 à 3 millions d’arbres publics et privés représentent à eux seuls 27% de l’ensemble de la superficie du Grand Lyon.

Paris intra-muros compte 200 000 arbres et c’est le platane qui est le plus présent avec le marronnier et le tilleul.  

Grâce au portail Open Data de la Ville de Paris, les Parisiens peuvent d’ailleurs découvrir  l’identité des arbres qu'ils croisent chaque jour dans votre quartier. 

De très nombreuses villes à travers la planète ont lancé des programmes de plantations pour constituer de vraies forêts urbaines. Reste à faire les bons choix d’essence pour que les arbres que l’on plante aujourd’hui soient capables de supporter des augmentations de température de 3 à 4 degrés au cours du siècle à venir. 

Référence musicale : Comme un arbre dans la ville, Maxime Le Forestier (1972)

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