Valoriser le biodégradable et les sous-produits alimentaires, notre alimentation du futur ?

De quoi va avoir l'air notre alimentation du futur ?
De quoi va avoir l'air notre alimentation du futur ? © Getty / Dougal Waters

Et plutôt que votre chocolat chaud à base de fèves de cacao, que diriez-vous d’une boisson à base de cabosse, vous savez le fruit allongé du cacaoyer qui contient ces fèves et qu’on n’utilise en fait… jamais ? Ou pourquoi pas, mais là il faut attendre plutôt l’apéro, des gressins faits avec de la farine de résidus d’olive, ou des biscuits à base de drêches, les restes de céréales après brassage de la bière… ? 

Une façon de valoriser les sous-produits alimentaires, et donc de lutter contre le gaspillage. De plus en plus d’entreprises s’y mettent, y compris les industriels, qui n’ont d’autre choix que d’être en accord avec l’époque et de répondre à la demande des consommateurs, c’est aussi leur métier. 

Quelle demande alors ?

L’écoresponsabilité à tous les étages, à commencer bien sûr par ce qu’on mange. Donc la "foodtech" (je sais que vous n’aimez pas ce terme chers auditeurs mais c’est comme ça qu’ils se font appeler), la foodtech, prépare aussi la transition de nos papilles. Et les derniers trophées d’innovation au Salon international de l’alimentation en sont la preuve : ils ont par exemple récompensé un chewing-gum biodégradable ! 

De quoi avoir l'air l'alimentation du futur ?

Et bien fini les chewings gums collés des années sur les trottoirs ou, pire, sous les tables au collège ou au lycée… Les créateurs français promettent une dégradation en 3 semaines car c’est fait avec une gomme naturelle, et pas les élastomères, c’est-à-dire dérivés du pétrole, des chewings-gums actuels : la sève du "sapotillier", un arbre d’Amérique centrale que les Aztèques et les Mayas auraient utilisé pour faire de la pâte à mâcher. Et de l’extrait d’écorce de bouleau pour sucrer… Vous voici prêt à embêter tout votre entourage avec vos bruits de bouche, mais écolos ! 

Alors vous allez peut-être me dire que des produits industriels transformés éco-responsables, ça parait un tantinet contradictoire… Pourtant ce marché est déjà bien réel. Il n’y a qu’à voir les burgers ou saucisses à base de protéines végétales qui s’envolent en Europe, le marché a doublé en 5 ans. Et l’an dernier, des experts américains assuraient que 60% de la viande consommée dans le monde en 2040, serait végétale, ou de synthèse, la viande issue de culture cellulaire. Marché dans lequel ont investi les hommes les plus riches du monde, les milliardaires Jeff Bezos, Bill Gates ou Richard Branson… 

Car l’enjeu affiché de cette alimentation du futur a beau être celui d’être moins nocive pour la planète, et plus saine pour nous, sentez l’arrière-goût : il reste aussi de continuer à faire du chiffre.  

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