Mathieu, ce matin dans l’édito carré, vous vous intéressez à la santé des astronautes.

Oui car la liste des effets délétères des voyages spatiaux sur l’organisme humain ne cessent de s’allonger. L’homme a beau aimer faire des pirouettes avec la micro gravité, le corps reste un indécrottable pantouflard qui préfère très nettement le plancher des vaches à l’ivresse de l’apesanteur.

Une étude financée par la NASA et réalisée par IRM sur 34 astronautes ayant effectué de longs séjours dans l’espace vient de paraître. Et les images ont parlé : elles montrent que le cerveau des héros du cosmos se déplace vers le haut de la boite crânienne avec un rétrécissement du sillon central. 

Le déplacement du cerveau en lui-même n’est pas inquiétant. Mais c’est l’augmentation de la pression dans la boîte crânienne qui pose problème. Cette pression en augmentant peut être en effet un facteur de lésions ! 

Ce qui pourrait, vous l’imaginez, poser de sérieux problèmes pour des voyages lointains comme pour Mars d’une durée minimum de 18 mois.

Aller dans l’espace c’est vraiment très risqué pour la santé ? 

C’est le moins que l’on puisse dire et malgré la réticence des agences à communiquer sur la santé des astronautes on connaît bien les principaux problèmes posés par les voyages spatiaux. 

Dans la liste des joyeusetés de l’espace figurent les troubles graves de la vision et le vieillissement accéléré des artères. En 6 mois, celles d’un astronaute vieillissent de 20 à 30 ans ! 

Les maladies cardio-vasculaires sont aussi 4 à 5 fois plus élevées chez les astronautes ayant passé plusieurs mois dans l’espace. Sans compter la fonte musculaire, la perte osseuse, la chute des globules rouges et les hernies discales dues à l’allongement de la colonne vertébrale. 

Une liste bien fournie qui devrait sérieusement calmer tout ceux qui rêvent un jour d’aller planter leur tente Quechua sur la lune ou sur Mars.

Et ça pourrait compromettre les futurs voyages dans l’espace ? 

Ca devrait en tous les cas ralentir les programmes en cours et conforter tous ceux qui considèrent qu’envoyer des bipèdes au delà de notre atmosphère est une idée couteuse et totalement inutile. 

Et alors que le voyage vers Mars et l’idée d’un village lunaire excitent les agences spatiales ; rien ne pourra se faire sans des garanties sérieuses pour la santé des équipages. Ce qui est loin d’être le cas pour le moment. 

Mais qu’importe ; l’homme ira toujours plus loin vers les étoiles quitte à y laisser sa peau.  Car c’est dans la nature de l’humanité que de partir explorer de nouveaux mondes. 

C’est ce qu’on fait les premiers hommes en sortant du berceau africain il y a 2 millions d’années. Ou les grands navigateurs de la Renaissance qui malgré la faim, la soif et le scorbut ont passé des années en mer en quête de terres inconnues.   

Alors croyez moi Nicolas ça n’est pas un cerveau jouant au yoyo qui va refroidir les ardeurs des voyageurs de l’espace. 

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