Nous sommes en plein dans le printemps et avec lui, son cortège de pollens indésirables. La présence du soleil et les températures douces de ces dernières semaines ont produit les conditions idéales pour leur dissipation dans l'air. Les allergies sont donc de retour et elles concernent 30% de la population française.

Si vous allez sur le site du réseau national de surveillance aérobiologique, vous pourrez voir la carte de vigilance des pollens et des risques d’allergie qui a viré cette semaine au rouge vif sur les ¾ quarts de la France métropolitaine.

Bouleau, graminées, platane, urticacées, ambroisies ou peuplier, les pollens sont tous présents dans l’air en ce moment.

Mais en ce printemps particulier se pose aussi la question des effets du coronavirus sur l’organisme des personnes allergiques qui sont traditionnellement plus sensibles aux infections virales.

Et que sait-on à ce sujet ?

D’abord que la situation est totalement inédite puisque normalement, les pollens arrivent après la saison des virus respiratoires comme les rhumes ou les grippes. Mais cette année, rappelle l’allergologue Nhân Pham- Thi, le pic de pollens se produit en pleine épidémie de Covid-19 et on ne sait pas ce que va donner cette association. Selon le médecin, il est possible que l’inflammation provoquée par l’allergie puisse favoriser la multiplication du virus dans l’organisme en conduisant à des cas sévères de Covid-19. Mais, ce n’est, à ce stade, qu’une hypothèse car si les allergies offrent une porte d’entrée au virus, rien n’indique pour le moment qu’elles soient un facteur aggravant de la maladie. 

Les allergies, on le sait, provoquent également des éternuements, de la toux et des larmoiements, des symptômes qui peuvent faciliter la contamination du virus par les personnes allergiques porteuses du Covid-19 et donc in fine, compliquer la gestion du déconfinement.

Mais attention à ne pas céder à la panique. Les associations de santé multiplient les messages pour rassurer les personnes allergiques et en particulier celles qui sont asthmatiques.

Et pourquoi ?

Parce que, selon les médecins, si les asthmatiques suivent bien leurs traitements notamment de corticoïdes inhalés, ils n’ont pas plus de risque d’être contaminés par le Covid-19 que le reste de la population.

Il est donc vivement recommandé en ces temps de coronavirus de soigner scrupuleusement l’inflammation provoquée par les crises d’asthme afin de ne pas favoriser un terrain propice au virus.

Et puis enfin, n’oublions pas, pendant le confinement, les personnes qui présentent des allergies aux acariens. Il est tout aussi important qu’elles se soignent afin de ne pas augmenter le risque d’infection virale. Les allergologues conseillent de sortir de préférence tôt le matin ou tard le soir lorsqu’il y a moins de pollen dans l’air et d’en profiter pour aérer chez soi car le confinement nous expose plus longtemps que d’habitude à la pollution intérieure.

Les allergies, on en parle cet après-midi avec toutes vos questions dans le virus au carré.

  • Légende du visuel principal: Covid-19 : les allergies au pollen ou aux acariens sont-elles des facteurs aggravants ? © Getty / Angelika Warmuth/picture alliance
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