N'en déplaise à nos imaginaires parfois déchaînés, la science est claire : les araignées n’attaquent pas et piquent pas les humains, elles ne font pas de plans pour envahir nos intérieurs l’hiver, ne pondent pas sous notre peau, et n’ont jamais tué qui que ce soit en Europe !

L'araignée babouk, présente notamment à La Réunion
L'araignée babouk, présente notamment à La Réunion © Getty / Auscape/Universal Images Group

C'est avant tout pour les insectes qu’elles sont dangereuses, de grosses prédatrices 

Une araignée pourrait avaler 6 millions de mouches par an sur 1 seul hectare par exemple, des millions de moustiques aussi, ce qui fait d’elle un formidable insecticide naturel ! Présentes partout sur la Terre - sauf en Antarctique. Et pas uniquement dans les recoins sombres et poussiéreux de nos greniers, que les araignées squattent juste parce qu’on ne les y dérange pas et qu’elles vont y trouver de quoi se nourrir. Mais pas vous, non, je le disais...

Croire que le bouton apparu sur notre jambe pendant la nuit est l’œuvre d’une araignée est une erreur… 

Non seulement parce qu’il faudrait avoir provoqué les demoiselles, mais aussi parce que lorsqu’elles mordent (ce n’est pas une piqûre j’insiste), leurs crocs fragiles, les chélicères arrivent rarement à transpercer notre épiderme… Et oui… peut-être la plus répandue des _50 idées fausses sur les araignées_, dernier livre de la passionnante Christine Rollard publié aux editions Quae, aranéologue au Muséum National d’histoire naturelle, qui prend soin de les démonter unes par unes. 

Les fils de soie qui sortent de la bouche ou des pattes ? C’est faux. La toile qui colle ? Faux. Et la taille des araignées ? Plus c’est gros plus c’est dangereux ? Faux aussi. 

L’une des plus venimeuses par exemple, l’Atrax robustus qu’on trouve dans la région de Sydney, fait 5cm quand le corps de certaines mygales mesure jusqu’à 13 cm ! Idem pour leurs pattes velues : les soies des araignées - ce ne sont pas des poils - sont leur outil pour capter l’environnement extérieur, et se protéger, pas pour nous effrayer… 

Christine Rollard nous livre un tas d’informations scientifiques pour combattre les préjugés dans notre culture, basés selon elle sur notre méconnaissance des araignées. Même la peur soi-disant répandue en est un ! Car dans les faits, 60% des français ne craignent pas les araignées, pendant que 10% seraient des phobiques avérés. 

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