Si le Sars-CoV-2, le nouveau coronavirus nous empoisonne la vie, ne nous privons pas du plaisir d’explorer l’hypothèse de sa disparition totale.

Souvenez-vous, en 2002 : l’épidémie de SRAS apparaît en Chine et se répand dans 29 pays en faisant 800 morts. La maladie est contenue en mai 2004. Ensuite ? Plus rien. Le virus disparaît sans explication. 

Une fin brutale qui n’est toujours pas élucidée. Et en matière de relation hôte-parasite tout est possible comme le rappelait récemment dans Marianne l’infectiologue François Bricaire. L’occasion justement de rappeler que les virus sont de drôles d’organisme qui sont totalement dépendants de la cellule hôte qu’ils parasitent. Les virus ne sont pas vraiment vivants, ce sont des micro-organismes transitoires qui ne deviennent vivants que lorsqu’ils se développent dans la cellule hôte et qu’ils produisent une descendance. Ils peuvent donc rester endormis pendant longtemps et se réveiller tout d’un coup à la faveur de conditions favorables. C’est ce qui s’est passé pour le coronavirus avec le passage de l’animal à l’homme.

Quels sont les moyens d’éliminer le covid-19 ? 

La virologue Anne Gofard explique que le Sars-CoV-2 est entouré d’une enveloppe assez fragile composée de lipides, des molécules de graisse. Lorsque cette enveloppe est détruite, le virus n’arrive plus à pénétrer dans les cellules. C’est la raison pour laquelle on préconise de se laver les mains régulièrement avec du savon ou du gel hydro alcoolique, car un bon détergent peut suffire pour contrer l’infection. 

Mais cette enveloppe est aussi sensible aux températures et à l’acidité

En laboratoire, le coronavirus perd ainsi tout pouvoir infectieux à partir de 60°C

Et puis enfin le Sars-CoV-2 n’aime pas non plus les rayonnements ultra-violets qui détruisent son génome viral. 

Le coronavirus pourrait donc disparaître avec les températures de l’été ? 

Ne nous réjouissons pas trop vite, car même si la chaleur estivale pourrait entraîner un ralentissement de sa propagation, rien ne permet de penser que cela pourrait le stopper. A plus forte raison si la population relâche ses efforts concernant les gestes barrière pendant les vacances. 

Tout montre aujourd’hui que le coronavirus est capable de se propager même dans les climats chauds et humides comme au Brésil, à Singapour, en Afrique ou en Indonésie. Donc attention à l’automne qui pourrait se traduire par un retour en force. 

Actuellement on parle beaucoup de la possibilité d’un virus saisonnier à l’instar de la grippe.

Pour l’instant personne ne peut dire si l’on va venir à bout du Covid-19. Même la découverte d’un vaccin pourrait ne pas y changer grand-chose avec un virus qui pourrait ainsi devenir endémique. 

Mais comme avec la grippe ou le VIH nous pourrions arriver à cohabiter avec le coronavirus en développant des thérapies et en mettant en place des mesures de prévention qui le rendront moins effrayant. 

Nous reviendrons sur le sujet cet après-midi dans le Virus au carré

  • Légende du visuel principal: Comment disparaissent les virus ? © Getty / Radoslav Zilinsky
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