Aujourd'hui, un squatteur : le coucou, et le coucou gris en particulier : Cuculus canorus ! Enfant de la famille des cuculidés. Signe distinctif ? Le parasitisme de couvée.

Et ce matin, vous vous êtes intéressé à l’un des plus grands parasites de la terre…

Mathieu : Oui Nicolas et je ne vais pas vous parler de ce vieux pote venu passer le week-end chez vous et qui tellement heureux de vous honorer de sa présence, a décidé de privatiser le clic-clac de votre salon pour une durée indéterminée… Non ce sont les comportements d’un autre squatteur qui m’intéressent, puisqu’il s’agit du coucou et du coucou gris en particulier : Cuculus canorus ! Enfant de la famille des cuculidés…

Son signe distinctif est caractérisé par la pratique du parasitisme de couvée.

Autrement dit avec lui, dans les nids, c’est « pousse-toi de là que je m’y mette » !

La perfidie de cet oiseau est poussée à un tel degré de sophistication qu’il en devient absolument fascinant.

NICOLAS : Quelles sont donc ses mœurs si particulières Mathieu ?

Mathieu : Et bien cet oiseau, à l’allure pourtant gracieuse, qu’il doit à la remarquable longueur de sa queue, se transforme en un gros beauf insupportable dès qu’il rentre de migration. Car le coucou passe ses hivers en Afrique. Et lorsqu’il débarque en Europe au printemps, l’unique obsession de la femelle, est de repérer avec ses yeux fourbes, le nid d’un autre oiseau pour y déloger tout le monde et y déposer son œuf.

Lady coucou, sans doute un peu ramollie par ses vacances au soleil, fait supporter à une autre espèce une partie de ses dépenses énergétiques liées à la reproduction. Une véritable kleptomane du nid douillet.

Dans une étude qui vient de paraître, des chercheurs émettent l’hypothèse selon laquelle la femelle coucou est capable d’une autre supercherie, en imitant le cri de l’épervier. A l’écoute de ce coucou déguisé en rapace, la victime de l’ensorceleuse détourne l’attention de son nid effrayée par le cri de l’oiseau travesti. Idéal pour y installer son œuf en toute tranquillité.

NICOLAS : Et une fois que l’œuf a éclos que se passe t-il ?

Mathieu : Il semble bien que le culot soit héréditaire et se transmette de père en fils. Le jeune poussin coucou, qui a pourtant fait l’objet d’une couvée spéciale au frais de l’espèce hôte, va à son tour faire preuve d’incivilité. Il va profiter de sa croissance anticipée pour prendre des forces et éjecter les nouveaux nés de son nid d’accueil en les poussant avec son dos. Les parents hôtes n’y voient que du feu.

Et bien ce sont ces comportements instinctifs et culottés qui garantissent la descendance de l’espèce !

Mais la vie du coucou n’est pas de tout repos et sa population est en plein déclin. Réchauffement climatique et pertes d’habitat en sont les principales raisons. Pour bien comprendre cette baisse, des ornithologues anglais équipent ces oiseaux de balises satellites afin de suivre leurs routes migratoires.

C’est ainsi Nicolas que vous pouvez parrainer un coucou grâce au site coucou tracking. Vous pourrez accompagner en temps réel votre nouveau compagnon à plumes et adopter dans le même temps cette devise parasitaire « Coucou un jour, coucou toujours ».

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