Une étude publiée dans la revue "Science" le démontre : Madame Perruche aime les gars qui en ont dans le cerveau ! Il faut dire qu’en matière de vie amoureuse la femelle se doit de trouver le bon partenaire sous peine de se farcir un décérébré pendant toute sa vie, les couples de perruches étant monogames.

Couple de perruches ondulées
Couple de perruches ondulées © Getty / GK Hart/Vikki Hart

Depuis longtemps la famille des Psittacidés qui comprend les perroquets et les perruches, passionne les biologistes en raison de ses capacités cognitives stupéfiantes (J’adore ce mot « psittacidés », j’ai l’impression de vous parler de perroquets sous LSD). 

Des zoologistes sino-néerlandais ont donc voulu étudier les critères de choix de la perruche ondulée. 

Des travaux antérieurs ont montré que les femelles étaient très sensibles au chant ou au plumage du prétendant. On sait que la queue extravagante du paon est un moteur dans l’évolution. Et comme au Lido il faut mettre le paquet sur les plumes pour plaire à son public ! Cette fois-ci les chercheurs ont donc testé l’hypothèse de l’intelligence comme critère de sélection des femelles. 

Les scientifiques ont pris des perruches femelles et les ont confronté à deux mâles en les laissant choisir celui qui avait leur préférence. L’heureux gagnant étant l’un des deux mâles avec lequel la femelle passait le plus de temps. 

Les scientifiques ont ensuite pris le mâle délaissé par les femelles et lui ont appris une tache cognitive, en l’occurrence apprendre à ouvrir une boîte dans laquelle se trouvait des graines. 

Une fois que le mâle éconduit était capable de procéder à l’ouverture de la boîte, les chercheurs ont à nouveau présenté les deux mâles aux femelles : celui qui avait séduit les femelles mais qui n’avait pas appris à ouvrir la boîte et celui qui avait été éconduit mais qui revenait dans la course avec son savoir-faire nouvellement acquis. Vous me suivez? 

Et là bingo !  La préférence des perruches a changé de camp. Toutes ont préféré le mâle bricoleur et ouvreur de boîte à graines. Et la nourriture n’y est pour rien car les chercheurs ont poussé l’expérience jusqu’à placer des graines près du mâle éconduit et c’est toujours celui qui savait ouvrir la boite qui faisait battre le cœur des femelles. 

C’est la première fois que des chercheurs observent un lien direct entre un comportement intelligent et la préférence sexuelle par la femelle. Selon les auteurs de l’étude, cette découverte appuie l’hypothèse de Darwin, selon laquelle la sélection sexuelle peut affecter l’évolution des traits cognitifs chez les espèces animales. En gros on choisit le plus intelligent pour assurer une bonne descendance.

Finalement, cette histoire, c’est un peu comme le type qui sait super bien jouer du piano, ça lui donne tout de suite un avantage évolutif auprès des filles !… Et d’ailleurs je suis certain qu’on trouve sans problème des perruches ondulées qui adorent les pianistes…

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.