Ce matin Mathieu dans l’édito Carré, une étude sur les limites d’Homo Sapiens.

Et oui Marc et c’est un vrai coup dur pour notre espèce qui se voit à nouveau infliger une sérieuse blessure narcissique. 

A peine remis de n’être pas le nombril du monde à cause de ce premier de la classe de Copernic, à peine consolé du traumatisme Darwinien qui a fait de nous autres bipèdes humain un animal aussi banal qu’une crevette grise ou qu’un phacochère ; voilà qu’une bande de scientifiques enragés nous annonce, sans prendre de pincettes que notre espèce aurait atteint ses limites biologiques ! 

Et que nous disent cette étude Mathieu ?

Et bien que nous pouvons remballer notre latin ! Au rayon des antiquités : « Citius, Altius, Fortius » la devise Olympique de Pierre de Coubertin. 

Car oui Marc, nous n’irons jamais plus vite, plus haut ou plus fort que nos grands-parents. 

Dans cette étude de l’IRMES, les chercheurs montrent que depuis le 20 ème siècle, époque qui a vu nettement s’améliorer la physiologie et les performances physiques ; la période que nous vivons, se caractérise par un ralentissement majeur des résultats sportifs, de la taille et de la durée de vie. 

En prenant en compte les paramètres biologiques, physiques et environnementaux depuis 1896, l’équipe d’Adrien Marck observent que l’âge d’or des exploits est bien derrière nous.   

Terminé l’idée selon laquelle nous avançons le nez au vent  sur le chemin de l’éternité et que nous serions même à deux doigts d’éradiquer le vieillissement. Notre amour propre doit s’y résoudre, l’homme est au plafond Marc !

Est-ce que l’on sait pourquoi nous sommes limités ?   

Et bien au cours du siècle dernier, les progrès technologiques, alimentaires ou médicaux ont fait évoluer notre espèce en nous permettant d’accumuler des records mondiaux. L’homme vit plus longtemps, il devient aussi plus grand et plus athlétique. Mmm so sexy ! 

Mais dans le même temps, cet enfant gâté incapable de se restreindre, a exploité les ressources disponibles et modifié son environnement au point que ce sont les écosystèmes qui nous ont façonnés à leur tour en entrainant des changements majeurs sur notre physiologie. 

Prenez les épisodes récents de sécheresses en Afrique du Nord, associés à la raréfaction de la nourriture et à l’instabilité politique ; ce cocktail détonnant a eu des effets directs sur les populations, comme en témoigne la baisse de la taille des Egyptiens concernés par les émeutes de la faim.

Les données montrent également que les deux tiers des épreuves en athlétisme stagnent depuis les 3 dernières décennies. Que les capacités d’endurance des enfants dans les pays développés sont en recul, que la taille des hommes Néerlandais, n’arrive pas à dépasser les 1m82 et que depuis 1997 personne n’a vécu plus de 120 ans. 

Et aujourd’hui c’est Jeanne Calmant qui doit bien rigoler en nous regardant depuis là-haut avec sa cigarette au bec. 

Notre doyenne française de l’humanité, notre mamma Queen de l’espérance de vie, n’est en effet pas prête de se voir chiper son record de longévité avec ses 122 ans 5 mois et 14 jours affichés au compteur.

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L'homo sapiens limité biologiquement © Getty / Buena Vista Images
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