Qu'est-ce que la "température ressentie" ? Et l'"indice de refroidissement éolien" ? Qu'est-ce que ça change en période de canicule, comme cette semaine ?

Explications sur la notion de "température ressentie" : par temps chaud, qu'est-ce qui change ?
Explications sur la notion de "température ressentie" : par temps chaud, qu'est-ce qui change ? © Getty / John Cumming

Alors que la France se prépare à passer sous le rouleau compresseur de la chaleur, cette expression de "température ressentie" est de plus en plus utilisée dans les médias. 

Qu'est-ce que la "température ressentie" ?

Ce terme vient du Canada où il fait partie du vocabulaire météorologique abondamment employé pendant l’hiver lorsque le froid extrême se fait sentir. Pour se protéger du froid, notre peau produit, en effet, à sa surface une mince couche d’air réchauffée par l’organisme et humidifiée par évaporation de l’eau. Mais lorsque le vent souffle, cette pellicule isolante est continuellement balayée et le corps perd de sa chaleur, ce qui donne l’impression que le froid est beaucoup plus violent malgré toutes les doudounes du monde que vous avez sur la peau. 

L"indice de refroidissement éolien" 

Cette formule empirique ressemble à une température mais c’est un nombre qui ne s’exprime pas en degré et qui donne surtout une idée de l’inconfort ressenti en fonction de la vitesse du vent. Par exemple, la température ressentie peut-être de -20°C lorsqu’il fait -10°C et que le vent souffle à 30km/h. 

Pour les grandes chaleurs de l’été, ça n’est plus le vent qui entre en jeu mais l’humidité de l’air. Et pour cela les canadiens ont créé l’indice Humidex qui permet de traduire la sensation d’inconfort éprouvée. 

Quid en période de canicule ?

Notre corps, vous le savez, n’a qu’une obsession : celle de se maintenir à une température interne constante de 37 °C. 

Par temps chaud, l'organisme produit de la sueur pour rafraîchir le corps. Mais la sueur ne s'évapore plus aussi bien lorsque l'humidité dans l'air est trop importante. 

À l’image des pays tropicaux où les températures grimpent rarement au-dessus de 35°C, l’impression de suffoquer est donc liée à l’humidité environnante. 

Et cette semaine, la combinaison des températures caniculaires et d’un taux d’humidité de l’ordre de 40 à 50% va accentuer la température réellement ressentie par nos organismes qui auront plus de mal à réguler leur température.

Mais attention aux cartes météo qui commencent à apparaître sur les chaines d’info en mal de sensation et qui affichent des températures de 48 ou 50 degrés en Humidex sans aucune mise en perspective. Rappelez-vous qu’il ne faut pas confondre cet indice avec une température en degrés Celsius. Il s’agit d’une perception physiologique qui varie d’un individu à l’autre selon les conditions atmosphériques. Météo France n’utilise d’ailleurs pas encore cet indice dans ses paramètres. 

Quelques conseils pour affronter la canicule ? 

Buvez de l’eau abondamment et mangez aussi normalement pour avoir les sels minéraux nécessaires pour tenir le coup. 

Et puis pour n’oubliez pas de vous mouiller régulièrement le corps, d’humidifier vos vêtements quand c’est possible mais aussi les rideaux de vos fenêtres pour créer une zone de fraîcheur.

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