L’explosion de ce météore s’est produite le 18 décembre au large du Kamtchatka (péninsule volcanique, dans l'Extrême-Orient russe) et heureusement le bolide a eu la bonne idée de plonger au-dessus de la mer de Béring plutôt que de s’écraser sur la terre ferme.

Illustration d'astéroïde
Illustration d'astéroïde © Getty / Maciej Frolow

Le météore n’a été repéré que très récemment par des instruments de mesure. Il s’agit pourtant de la deuxième explosion la plus puissante des trois dernières décennies. Mais la couverture nuageuse était suffisamment importante pour que le rocher venu de l’espace ne soit pas identifié immédiatement

C’est en épluchant les données des stations infra-sons, créés à l’origine pour détecter les explosions nucléaires pendant la Guerre froide et qui se trouvent à plusieurs endroits sur la planète, qu’un chercheur canadien a retrouvé la trace de l’explosion. 

Imaginez un corps rocheux de la taille d’un bus qui est entré dans l’atmosphère à la vitesse de 32 kilomètres par secondes. Sa fragmentation a libéré une énergie considérable comparable à un mini séisme. S’il était tombé sur Terre sans être pulvérisé, le cratère d’impact aurait pu faire de très gros dégâts. 

Il y a quelques jours, un satellite japonais a retrouvé les images du flash lumineux de l’explosion du météore. Ces images ont fait le tour du monde. 

Est-ce que ces chutes d'astéroïdes sont fréquentes ? 

De cette taille pas vraiment, le phénomène est extrêmement rare, puisque cela n’arrive en général que tous les 5 ans à 10 ans. Ce corps rocheux avec sa dizaine de mètre de diamètre était donc bien plus gros que tous ceux qui nous tombent habituellement sur la tête. 

Le plus récent lui ressemblant est l’astéroïde destructeur qui s’est écrasé sur la ville de Tcheliabinsk en Russie en février 2013 et dont l’onde de choc avait fait plus de 1 500 blessés. 

Selon les scientifiques, le flux de roches extraterrestres qui arrive à la surface de notre atmosphère est estimé à 50 000 tonnes par an. Sur ces 50 000 tonnes seules quelques tonnes arrivent vraiment au sol et la plupart du temps sous forme de petites billes ou de micro-météorites. 

Le planétologie Sylvain Bouley qui est chasseur professionnel de météorites, nous rappelle que nous sommes toujours potentiellement à la merci d’un tel événement. 

C’est la raison pour laquelle il a créé en 2016 « Fripon », un réseau qui permet de détecter en temps réel les corps rocheux dans le ciel français. En allant sur Fripon.org on apprend par exemple que le 6 mars dernier, un bolide a été vu au-dessus des Pyrénées à 20h58 et qu’il a fini sa course dans le ciel de Mont-de-Marsan dans les Landes.  

Mais je vous garde le meilleur pour la fin...

En 2011 une météorite vieille de 4,5 milliards d’années avait fini sa course sur le toit d’une habitante de l’Essonne. Et vous savez comment s’appelait la dame qui a reçu l’objet extraterrestre sur sa maison ? 

Madame Commette ! L’histoire est vraie, ça ne s’invente pas.

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