"Dans le monde contemporain, il n’y a pas de société qui ne devienne multiculturelle, multiethnique et multi religieuse. Cette diversité doit être vue comme une richesse..."

NICOLAS : Et ce matin Mathieu vous commencez la semaine par une ode à la diversité ?

Mathieu : Et oui car mardi Antonio Gutéres, le secrétaire général de l’ONU s’adressant aux dirigeants du monde entier, rappelait ceci :

NICOLAS :

Dans le monde contemporain, il n’y a pas de société qui ne devienne multiculturelle, multiethnique et multi religieuse. Cette diversité doit être vue comme une richesse et non comme une menace.

Et BIM ! Dans ta tête, le président aux cheveux jaunes avec ton mur en lego contre les dangereux mangeurs de tortilla au guacamole. Et prend ça dans ta face petit chef européen qui répand sur le peuple, la peur de l’invasion barbare !

En évoquant la diversité à l’ONU, Antonio Guteres évoquait sans le savoir, un des concepts les plus érotiques de la science. Car qui parle de diversité ; sous entend aussi échanges rapprochés entre populations et brassage génétique. Bref, pour donner de la diversité il faut d’abord coucher !

NICOLAS : C’est un raccourci un peu rapide non ?

Des enfants de rencontres amoureuses variées

Mathieu : Et bien non Nicolas car nous sommes les enfants de ces rencontres amoureuses. L’humanité toute entière s’est construite en mélangeant son ADN comme dans un shaker. C’est ce va-et-vient qui est au cœur de notre histoire. Une sorte de Woodstock du gène à l’échelle des communautés. Et c’est tout bénef car là où il y a mélanges, il y a de la vie. L’anthropologue Alain Froment parle de la « vigueur des hybrides ». Lorsque Neandertal et Homo Sapiens se croisent pour la première fois, il y a plus de 50 000 ans, ils envoient balader leurs gourdins, se tombent dans les bras l’un de l’autre et entament leur petite love story préhistorique. Et nous sommes aujourd’hui la mémoire de cet incroyable face à face puisque nous portons en nous 1 à 4% de gènes Neandertaliens. Et ça se voit bien d’ailleurs chez certains individus, hein Nicolas … Cette allure robuste et ce front large… Neandertal !

NICOLAS : Les populations ont donc toujours bougé Mathieu…

MATHIEU : Mais oui et plus l’espace s’est ouvert à l’homme et plus ça lui a été favorable d’un point adaptatif.

L’homme de souche ne veut rien dire et l’isolationnisme génétique peut être à l’origine de nombreux désordres

Regardez les dynasties royales décimées par les effets de la consanguinité. L’entre-soi biologique ne fonctionne pas et une population isolée qu’elle soit humaine, animale ou végétale, court rapidement le risque de se fossiliser.

Quelle ne fut pas la surprise pour le petit village de Bledington en Angleterre, lorsqu’il a pris connaissance cet été, des résultats d’un test génétique, pensant avoir confirmation de son identité 100% british. L’ADN a indiqué au contraire un héritage génétique dispersé dans 18 régions du monde. Shocking !

Nul intérêt donc à nous barricader derrière notre peur de l’autre. Gardons de l’appétit pour autrui.

Visons le melting-pot, la fusion des corps et le métissage synonyme de vitalité et de longévité

Ah moi ces discours de l’ONU ça me met dans un état !

NICOLAS : et cet après-midi Mathieu dans la Tête au Carré ?

Mathieu : un dossier sur la défiance à l’encontre de la vaccination.

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