La 5G nous promet pourtant monts et merveilles, cette 5ème génération de réseau mobile dont le déploiement commencera en fin d’année en France…

La 5G arrive en Europe : quelles conséquences ?
La 5G arrive en Europe : quelles conséquences ? © Getty / d3sign

Ecoutez plutôt : des voitures autonomes, des vidéos téléchargées en quelques secondes à peine, des jeux vidéos comme si on y était - ça fait rêver - et des communications quasi instantanées : le petit décalage de 0,27 secondes qu’on connait aujourd’hui avec la 4G, passera à 0,01 seconde, autant dire rien, ce qui permettrait de réaliser aussi des prouesses en télémédecine, en particulier pour la chirurgie à distance. On est bien loin des sms (vous vous souvenez ?) qu’on tapait laborieusement il y a 20 ans sur nos vieux 3210 ! 

Cet univers à ultra haut débit s’appelle « l’internet des objets connectés » et, vous l’aurez compris, est une révolution pour ses partisans.

Mais il y a du monde en face !

Oui parce que les inquiétudes sont grandes, d’ailleurs 4 recours viennent d’être déposés au Conseil d’Etat pour demander un moratoire sur le déploiement de la 5G. Inquiétudes environnementales : qui dit nouvelle technologie dit nouveaux équipements… des antennes partout (jusque sur les réverbères et les abribus), des nouveaux téléphones, des data centers pour stocker les données, bref des choses à fabriquer, et très énergivores ensuite. Bonjour les émissions de gaz à effet de serre. 

Et puis inquiétudes bien sûr pour la santé : quels risques représente l’exposition partout et 24h/24 aux champs électromagnétiques avec des fréquences qui atteindront 26Ghz en 2025, (sachant que c’est 3 et demi aujourd’hui) ? « Un risque pour le vivant en général », alertent plus de 200 scientifiques de 40 pays dans un appel signé au mois de septembre.

Et que répondent les autorités ?

Alors sur la consommation énergétique, l’Arcep, le régulateur des télécoms, assure que les réseaux 5G sont « conçus pour optimiser » cette consommation et promet un « baromètre vert » des opérateurs… Voilà. Sur le 2ème volet, la santé, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, l’ANSES, constate, dans un rapport préliminaire, je cite, « un manque important voire une absence de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires ». Autrement dit, Nicolas, impossible à ce stade d’évaluer les risques ! L’ANSES rendra un rapport définitif l’an prochain. Son responsable d’évaluation des risques Olivier Merckel viendra nous en parler cet après-midi dans la Terre au Carré et réagira peut-être à cette phrase de l’avocat des associations ayant saisi le Conseil d’Etat : "on déploie d’abord la 5G, et après on regarde s’il y a des impacts… c’est le monde à l’envers"

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