Dans quelques heures, Greta Thunberg va terminer sa traversée de l’Atlantique à bord d’un voilier zéro carbone skippé par un prince monégasque pour accoster à New York où elle doit assister au sommet mondial sur le climat de l’ONU.

Greta Thunberg
Greta Thunberg © AFP / Kirsty Wigglesworth / POOL

Rien que de très normal pour la rentrée d’une ado de 16 ans. 

Greta on le sait ne plaisante pas sur les questions de mobilité et ce périple marin s’inscrit dans le grand mouvement scandinave qu’elle soutient et qui consiste à abandonner l’avion au profit de transports moins gourmands en gaz à effet de serre.

Dans une série de vidéos publiées sur son compte twitter, la natte trempée par les embruns, Greta fait état de conditions météo peu clémentes avec des vents soufflant jusqu'à 30 nœuds. Mais malgré les paquets d’eau reçus pendant le voyage, la pasionaria du climat semble avoir parfaitement affronté la tourmente. 

Et l’on sent même en regardant les images de sa traversée que le vent du large lui a fait le plus grand bien, modifiant légèrement son visage poupon en lui donnant les traits d’une aventurière au destin peu commun. Une parenthèse océanique qui tombe à pic pour celle qui est devenue en moins d’un an la lycéenne la plus courtisée par les médias du monde entier. 

Et qui a également essuyé de très nombreuses critiques

Oui, de la part de sceptiques qui l’accusent d’être manipulée par ses parents, par les ONG, les partis politiques ou les lobbys écologistes et parmi lesquels on compte de nombreux Français qui se sont déchaînés pendant tout l’été. Citons « Valeurs Actuelles » qui, fin juin, consacrait sa Une aux charlatans de l’écologie et aux prophètes de malheur incarnés par Greta ; Michel Onfray qui, dans un article intitulé « Greta la science », la qualifiait de Cyborg suédoise. Sans oublier quelques élus qui lui ont attribué le titre de Prix Nobel de la peur au moment de sa venue à l’Assemblée nationale le 23 juillet. 

Greta est devenue pour certains la sorcière de l’apocalypse qui débite des discours anxiogènes destinés à embrigader la jeunesse. 

Et pourquoi tant de haine ? 

Parce que Greta sermonne les puissants, culpabilise les adultes, alerte sur l’urgence climatique et appelle à changer les comportements en choisissant les mots de la peur. Et alors ? 

Car même si la réalité du bilan carbone de son voyage en voilier aux Etats-Unis a suscité la controverse, Greta n’est-elle pas d’abord le symbole de cette jeunesse en action qui se bouge et qui nous secoue ? Une figure identifiable dont on peut remarquer qu’elle ne fait que relayer des faits scientifiques sérieusement établis et provenant de chercheurs qui malheureusement, eux, ont bien du mal à se faire entendre.

Greta Thunberg on en parlera entre autre cet après-midi dans la Terre au Carré avec Cyril Dion qui est l’un des garants de la convention citoyenne pour le climat et auquel vous pourrez poser toutes vos questions en direct.

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