Des nouvelles de Greta Thunberg avant de questionner les enjeux de la sortie de crise du coronavirus quant à la lutte contre le réchauffement climatique qui doit être une opportunité à saisir pour l'après-confinement, notamment au sein des entreprises.

Avec le confinement et la crise du coronavirus, on avait presque perdu de vue l’activiste la plus célèbre de la planète. Et puis vendredi Greta était de retour puisqu’elle participait à une grève en ligne de 24 heures pour dénoncer « les failles environnementales et sanitaires de notre système ». Le magazine Valeurs Actuelles dont on connaît la passion dévorante pour Greta réagissait à cette initiative en écrivant : 

Depuis plusieurs mois, la planète est aux prises avec une crise sanitaire majeure (…) et Greta Thunberg, elle, préfère se soucier… du réchauffement climatique … 

Mais oui franchement, le réchauffement climatique ça intéresse encore quelqu’un ce truc ? 

Heureusement avec le Covid-19 l’heure de la revanche semble avoir sonné et l’on sent déjà roder dans les bois, les bêtes affamées n’aspirant qu’à dévorer tout cru les petits chaperons rouges de la transition écologique. Le coronavirus offrant une occasion inespérée d’envoyer valser toute cette bande de climatologues enragés qui annoncent l’apocalypse sur des générations en empêchant de produire de la croissance en toute tranquillité.  

Mercredi, le Haut Conseil pour le Climat nous sortait un nouveau rapport intitulé « Climat, santé, mieux prévenir, mieux guérir ». Un vrai slogan pour une mutuelle complémentaire !   

En 18 points, ils appellent les décideurs à opérer une transition écologique la plus verte possible pour l'après-coronavirus en prédisant que : 

Les tensions internationales dues au changement climatique seront encore plus fortes que celles du Covid-19

C’est bien simple ils n’ont qu’une obsession à la bouche : « décarbonner l’économie » et taxer les énergies fossiles.  

Vous vous rendez-compte ils disent même que « ce n'est pas le moment de soutenir l'aviation » il faut vraiment les enfermer !

Heureusement le MEDEF est arrivé et dans un courrier adressé au Ministère de l’écologie et révélé mercredi par Le Canard Enchainé, il réclamait le gel des nouvelles mesures environnementales « impactant les entreprises » pour cause de Coronavirus. Voilà des mecs qui en ont. Assez couillus pour dégainer une demande de moratoire et remettre les choses sérieuses au cœur du débat. 

Bon trêve de plaisanterie, cette démarche en dit long sur ce qui nous attend dans les prochaines semaines avec des sources de tensions extrêmement fortes entre « économie » et « climat ». 

La sortie de crise du Cornornavirus ne doit pourtant pas être un enterrement de première classe pour la lutte contre le réchauffement climatique mais au contraire une opportunité à saisir pour les entreprises afin d’atteindre la neutralité carbone tout en remettant l’économie sur les rails. Les deux ne sont pas incompatibles et la chute du prix du pétrole pourrait être l’occasion idéale de renforcer la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. 

Les patrons « climato pas convaincus » feraient donc bien de calmer leurs nerfs plutôt que de prendre le prétexte du coronavirus pour envoyer balader aux orties les politiques environnementales. Nous y reviendrons cet AM dans le virus au carré avec Corinne le Quéré du Haut Conseil pour le climat.

  • Légende du visuel principal: Économie et climat au temps du Coronavirus : les deux ne sont pas incompatibles © Getty / Fanatic Studio / Gary Waters
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