L'ornithologue américaine Patricia Brennan a fait de la sexualité du canard son principal sujet d’étude. Âmes sensibles, éloignez vous du poste, car les pratiques qui vont suivre, relèvent plus du rituel sado maso que de la douce bluette.

Canards colvert pendant la saison des amours
Canards colvert pendant la saison des amours © Getty / mauribo

Il faut dire que chez les canards vivant en groupe, la concurrence en période de reproduction est particulièrement féroce en raison d’une surdensité de mâles. Le ratio pouvant atteindre 15 mâles pour une seule femelle. 

D’où des tensions très fortes et du harcèlement sexuel à tous les étages pour remporter la palme de la séduction et distribuer sa semence. 

Pendant les périodes torrides de coït, les mâles palmés rivalisent entre eux pour se prouver qu’ils ont été les mieux dotés par dame nature. 

Dans une étude récente sur la plasticité morphologique du pénis, Patricia Brennan a montré que la compétition entre les mâles peut avoir des effets directs sur l’accroissement des organes génitaux. Un peu comme dans les salles de sport, où les garçons font de la  gonflette pour frimer auprès des autres. 

Et chez les canards, une fois arrivé le moment de la copulation, le mâle entre dans une période d’érection dite "explosive". En moins d'une demi-seconde, l’oiseau enivré par la testostérone, déploie sans prévenir son organe en forme de tire-bouchon.

Les scientifiques ont enregistré des mensurations qui dépassent l’entendement. C’est ainsi qu’a été déniché dans les lacs argentins, un petit canard qui possède un véritable attribut de porno star avec une longueur atteignant les… 42 centimètres ! 

Mais il y a pire car la saison des amours est le théâtre de comportements odieux chez les canards Colvert, qui ne s’encombrent pas de palabres inutiles. Littéralement enivrés par le gonflement de leurs testicules - qui augmentent de 200 fois leur volume - les horribles oiseaux préfèrent pratiquer le viol collectif pour parvenir à leurs fins. Selon les ornithologues près de la moitié des oiselles colvert ont subi des agressions sexuelles. Et tout ça pour un piètre résultat puisque très peu de mâles au final parviennent à féconder la pauvre femelle. 

Patricia Brennan, en allant regarder de plus près, a découvert que les organes génitaux féminins étaient incompatibles avec ceux du mâle. Au pénis en tire-bouchon de Monsieur qui se tord dans le sens des aiguilles d’une montre, Madame canard réplique par des organes dans le sens opposé. Une sorte de labyrinthe pour faire barrage au violeur et rendre ses assauts totalement contre productifs. 

La femelle au fil de l’évolution a donc trouvé un moyen très efficace pour se venger et rembarrer les mâles. 

Et puis soyez quand même rassuré si cette histoire vous a secoué, on trouve aussi des canards pantouflards qui préfèrent vivre une sexualité de couple pépère, loin des pratiques hard core de leurs congénères.  

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