Par ses avancées dans la connaissance, 2018 restera une année d'émerveillement, d'espoirs mais aussi d'interrogations nombreuses sur l'éthique, la valeur de la vie et la conscience collective de notre devenir.

2018, année riche en découvertes
2018, année riche en découvertes © Getty / Stuart Kinlough

L'émerveillement avec cette avancée formidable pour des paraplégiques qui ont retrouvé l'usage de leurs jambes. Aux États-Unis et en Suisse, des patients ont été implantés avec une électrode. Des stimulations électriques couplées à plusieurs mois de  rééducation leur ont permis  de remarcher. Et pour deux des hommes suivis par l'équipe de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, quelques pas ont même été possibles sans stimulation électrique. Cela laisse augurer d'autres progrès encore notamment si on prend en charge les patients très tôt après leur accident et la rupture de moelle épinière.

Espoir pour la terre?

En octobre, les Nations Unies annonçaient une bonne nouvelle: la couche d'ozone  est en voie de guérison. 31 ans après le protocole de Montréal et l'engagement de 24 pays et de l’Europe à supprimer  les substances néfastes à l'ozone, notamment les chlorofluorocarbones, utilisés dans les réfrigérateurs, le constat est positif. D'ici 11 ans, la couche d'ozone sera rétablie dans l'hémisphère nord, d'ici 30 ans dans l'hémisphère sud.

Est-ce la preuve que l'action politique peut changer sous la contrainte ? C'est en tout cas l'espoir nourri par  les 2 millions de français qui ont signé en un temps record "L'affaire du siècle", une pétition lancée par 4 ONG. Ces citoyens, favorables à un recours en justice contre l'Etat pour "inaction climatique", pensent avec les scientifiques du GIEC qu'on peut encore agir pour  limiter le réchauffement à 1, 5° d'ici 2100 par rapport à l'ère préindustrielle. 1,5° et non 2 °, cela peut faire la différence  et limiter les dégâts (montée des océans, perte de la biodiversité et événements météo extrêmes).

Premiers bébés génétiquement modifiés

En biologie, l'année restera marquée par les premières réalisations issues de la technique des ciseaux génétiques Crispr Cas 9. Grâce à elle, des indiens ont inventé un riz OGM capable de limiter l'absorption d'arsenic,  des anglais sont venus à bout des moustiques vecteur du paludisme en laboratoire, et surtout, selon ses dires, un chercheur chinois  a créé les premiers bébés génétiquement modifiées pour être plus résistants au virus du SIDA.

Annonce suivie d’une condamnation générale mais aussi d’une gêne évidente: pourquoi ces recherches ont-elles été possibles ? Ont-elles une utilité ? Une éthique ? Quel avenir pour ces enfants, leur descendance?

L'homme du passé, lui aussi bousculé

En paléo anthropologie, ça a secoué aussi en 2018.  La découverte des plus anciennes traces d’art figuratif de l’histoire d’homo sapiens à Bornéo est venu détrôner le record détenu par les animaux dessinés sur les parois de la grotte du Pont d'Arc en Ardèche. 40 000 ans contre 37 000!

Néandertal, s’est accouplé avec l’homme de Denisova en Europe centrale nous ont appris des chercheurs sur la base d’ADN fossile. Néandertal dont des pochoirs de mains de 66 000 ans ont été mis au jour  à Gibraltar. Quant aux restes fossiles découverts en Algérie, ils confortent un peu plus la théorie selon laquelle ce n'est pas l'Afrique de l'Est mais toute l'Afrique qui est le berceau de l'humanité.

Bien d'autres découvertes ont été publiées au cours de cette année foisonnante... L'origine des neutrinos (grâce au détecteur ICECUBE installé en Antarctique), les missions spatiales comme Hayabusa 2 qui a permis de déposer un objet humain sur un astéroïde ou encore Insight et le premier sismomètre installé sur Mars.

Enfin, l'année restera marquée par l'omniprésence de l'Intelligence Artificielle avec la mise en place d’une stratégie nationale passée assez inaperçue.

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