Sept ans qu'une loi est passée, celle sur la pollution lumineuse, mais aucune application à ce jour

Cette semaine, mercredi température du studio télé était de 19°… consensus ! Un espoir donc dans la lutte contre le réchauffement climatique … Et sinon l’environnement ? Ben rien.

Sept ans qu'une loi est passée - un peu inaperçue comme pas mal d'autres - celle sur la pollution lumineuse, qui devait soulager nos factures municipales, guérir nos chouettes de leurs insomnies, nous rendre les splendeurs de la voie lactée et l'ombre propice aux chauves-souris !

Prévue par le Grenelle de l'environnement, cette COP 21 du pouvoir des fleurs, où chacun était prêt à s'embrasser sur la bouche avec la langue ; mais allez donc vous rouler une pelle, princesse, avec des langues de bois !

La seule nuit noire, profonde, obscure et ténébreuse, à laquelle nous aurons droit serait-ce celle de nos illusions perdues ?! Toujours pas de décret d'application, toujours pas vu le jour le noir total ?

Mais pas celui qu’on attendait, comme on attend chaque année le Père Noël, les hirondelles. Elles sont pourtant arrivées nos petites voyageuses à cul blanc, nos belles rustiques en long costume de soirée, queue de pie et foulard cramoisi pour partager une fois de plus notre printemps, mais en si petit nombre encore et pour trouver combien d'étables robotisées, de granges détruites, de façades refaites ?!

Partager un printemps, craignant le pire, comme les conférences de presse du Grand Butor de l'Arkansas à crête mordorée qui niche à grand bruit dans la belle maison blanche !

Il faudrait qu'avec sagesse, on s'assoie enfin en paix autour d'une table pour s'écouter un peu, prendre les avis de chacun, pour régler le premier vrai problème, celui dont on ne parle que pour en sourire en coin, d'un air entendu : le sort de notre si peu verte planète, à la remorque de l’économie. Le sort du vivant dont nos existences d’humains dépend.

Et nous ne sommes pas contre un bon verre de Gaillac, ou ce que vous voulez, sans pesticides, pour assurer une douce ambiance conviviale, celle que l'on retrouve toujours en fin de banquet républicain, le seul endroit où réellement les vraies décisions se prennent !

En attendant, les débauches lumineuses des nuits de Las Vegas illuminent le désert des cerveaux ravagés et frustrés de l’hyper consommation. Et le fond des urnes va-t-il éteindre l’avenir d’un joli brassard obscurantiste ou laisser une autre lumière faire son chemin ? Oh hé du bateau, y a-t-il un cap, un espoir collectif, un mirage, un chemin pour les enfants à venir ? S’il vous plaît, rallumez les étoiles, c’est possible !

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