Oh je l’ai échappé belle, moi la plus vieille centrale de France !

La centrale de Fessenheim
La centrale de Fessenheim © AFP / SEBASTIEN BOZON

Oh je l’ai échappé belle, moi la plus vieille centrale de France !

1967, on décide que j’aurai une jolie vue sur le Rhin et en 1978, hop roule la grosse bouilloire, mise en service.

A cette époque, on roulait en R5, l’euro, internet, les coachs, les McDo, les éléments de langage n’existaient pas, bref la préhistoire. Tout le monde connait mon nom sans plan de com', sans attaché de presse.

"Fessenheim", ça sonne 100% l’Alsace ; si j’avais des tours, j’aurais même accueilli des cigognes ! Mais elles me fuient ; comme les écolos qui veulent ma peau. Dans un pays techno-nucléo, faut du courage ! Respect.

D’accord, je suis un peu limite mais on m’a refait plein de trucs le radier, les pompes, la machine à café… j’ai des rustines neuves partout. D’accord, j’ai un peu les pieds dans l’eau du Rhin ; mais qui n’a pas ses petits défauts ?!

Mon arrêt sera conditionné à l’ouverture de Flamanville, donc je suis sauvée par le dépassement des travaux, l’état de la cuve ! Je suis plus en forme que cette jeunette pas encore née. Vous ajoutez les présidentielles, trois financeurs EDF, un Allemand et un consortium de trois entreprises suisses et la CGT qui me dorlote : peinard, je peux dormir sur mes 2 réacteurs !

Et pour une fois dans cette société qu’on ne veut pas se débarrasser des cinquantenaires mais qu’on veut les garder… faut voir le bon côté des choses !

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