De là-haut, la Terre est belle, mais la planète des prospectivistes fous ne sera jamais aussi belle... alors dans cette émission, faisons des vœux !

De là-haut, la Terre est belle…
De là-haut, la Terre est belle… © Getty / Günay Mutlu

Oh Thomas Pesquet, ami et fierté spationaute, plombier électricien, changeur de batterie - un homme d’intérieur comme en rêvent les femmes ravies- réparateur en tous genres à 400 km au dessus de nos têtes, comment vois-tu tourner notre Terre jolie ?

Ne pourrais-tu pas réparer les neurones cassés des habitants de notre cocon commun, nous réparer tous, réparer l’animal, en nous voyant nous agiter avec le rêve de faire grimper le PIB jusqu’à ta station orbitale ?

Que vois-tu de là haut ?

Un littoral qui recule, qui recule pas encore à la vitesse d’un cheval au galop mais il est déjà au trot. Et le trot c’est déjà trop. La mer tempête, la mer se houle, la mer grossit et se défoule, le trait se gondole les côtes. 22% des côtes reculent de 10 cm à 8 m par an ... Et nous aimons tous la mer. Densité 2,5 fois supérieure à la moyenne nationale. Autrefois, la villa s’appelait joliment « les pieds dans l’eau » ; demain elle sera rebaptisée « la taille et cou dans l’eau ». Alors faute de repousser la mer, au Sénat, on adapte les textes pour anticiper, indemniser, relocaliser.

La loi littoral est un acquis de 30 ans qui a permis de préserver les côtes de la machine à béton, mais c’était sans compter sur quelques sénateurs. M. Bizet (article 9A) souhaite installer des activités nouvelles dans les zones proches du rivages entre 300 m et 2km ; ce qui veut dire extension en dehors des bourgs et des villages existants. Et urbanisation comme un cheval au trot ou au galop ? La loi littoral, faut la détricoter ! En France, il y a les principes de la loi mais il faut regarder les dérogations. Et depuis une station orbitale, on ne les voit pas, on y voit rien. On voit que le monde est beau même avec une perceuse dévisseuse à la main.

De là-haut, on ne voit pas non plus la télé arriver dans les abattoirs. Souriez, veaux, vaches, cochons avant exécution. Grâce au travail de L214 et autres associations, avec la nouvelle chaîne « J’abats les animaux tv.com » en direct de nos abattoirs, les mammifères un jour ne devraient plus être aussi maltraités et un peu moins con deviendra l’homme. Vive les ONG !

Mais Thomas Pesquet, dans l’infini étoilé, voit bien les tempêtes arriver, la boule de froid et son gant sans velours serrer la France, l’Europe, le vortex esquimau glacé qui nappe de blanc montagnes et alentours.

Panique, et réellement entendu cette semaine à la radio : « Si on a plus d’électricité, on aura plus internet ni la télé ». Bah oui, ni la télé pour nous dire qu’il faut consommer des appareils qui consomment de l’électricité magique et vanter la France championne du monde du chauffage électrique. Alors solidarité ! Avec le sauvetage d’Areva qui va nous coûter 4,5 M et qu’on ne peut pas satelliser.

Solidarité, et là, au premier degré, en saluant le boulot d’Enedis qui s’active sur le terrain ; et puis solidarité avec nos anciens : il faut économiser nos centrales à réparer, à surveiller, à botoxer, mais le charbon aime le grand froid et peut se régaler.

De là-haut, la Terre est belle, elle l’est mais elle n’est que la Terre et la planète des prospectivistes fous ne sera jamais aussi belle...alors dans cette émission, faisons des vœux- vœux à volonté – et derrière action !

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