Où nous serons, entre autres choses, sur le fil du premier téléphérique français à vocation urbaine mis en service ce samedi à Brest !

Téléphérique urbain de Brest vue de la station des Capucins
Téléphérique urbain de Brest vue de la station des Capucins © Maxppp / PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Donnez-moi un fil et une aiguille, pour tenter de raccommoder ce monde.

Donnez-moi, je ferai passer le fil dans le chas de l’aiguille. C’est minuscule un chas d’aiguille, c’est comme une chance, c’est une sortie qu’il faut saisir, c’est par ce petit chas que l’humanité doit passer, un chat qui ne ronronne pas, un chat qui peut griffer.

Ne jamais, jamais le couper.

Tirez le fil de l’histoire de la Terre, l’histoire, aujourd’hui, c’est nous. On doit se réinventer. Un peu comme un automne qui raconte à la terre les feuilles qu’elle a prêtées à l’été. On est en train de se réinventer, de se désintoxiquer. Ce sera long pour sortir de la drogue, du tout consommation, du tout pétrole, du tout tout et pour se nettoyer.

Qui est bout du fil ? Ariane ? Non, les humains et leur vie d’aujourd’hui, de demain.

En ce début de semaine sur le même fil solaire, dansaient la Lune, le Soleil et la Terre bien alignés, et la lune était belle, elle attirait la Terre, se rapprochait d’elle, grossissait comme une bulle, jaunissait de plaisir ; on voulait grimper sur son dos, nous on applaudissait, on voulait être son Pierrot.

Danser sur un volcan, un fil tendu au-dessus du chaudron... C’est à vous de passer, allez l’humanité. La vie c’est être funambule.

Sur le fil... Les petits états insulaires veulent limiter le réchauffement à 1.5°C au lieu de 2°C. C’est une question de vie ou vivre avec une bouée.

Sur le fil… Comme notre émission qui l’est tout le temps entre pointer les contradictions de notre démente société court-termiste et donner l’envie de vie, écologie vecteur de paix, de mieux être ensemble, d’idées infinies, d’un autre rapport au monde et avec soi ... avec tenez, cet exemple d’une ville qui se réinvente !

Tonnerre de Brest ! Sur le fil du Finistère, à Brest, c’est Danse avec les loups de mer, danse avec les câbles grâce au premier téléphérique urbain mis en service aujourd’hui pour relier les deux rives de la ville. Non, à Brest il ne tombera pas en rade.

Trois minutes au-dessus de la Penfeld, jusqu’à présent la vue était réservée aux goélands. Entre la rue de Siam et les Capucins, tendre un petit fil malin pour mieux se relier, pour mettre son cœur en balance, pour mieux se retrouver, pour mieux se Recouvrance.

Le fil, pour transport en commun, était le moins onéreux des liens pour décongestionner une ville qui pouvait s’enrhumer.

Un fil au-dessus de ma ville ? Un fil d’hiver, un fil d’été, qu’en pensent les araignées ?!

Brest a choisi la voie des airs. Comme le disait, il y a 20 ans mon ami Thierry Kazazian, visionnaire, vivant quelque part dans le ciel : il y aura l’âge des choses légères.

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