Mac Donald’s réclame la bagatelle de 17,8 millions d'euros de dommages et intérêts à la ville de Florence...

MacDonalds réclame la bagatelle de 17,8 millions d'euros de dommages et intérêts à la ville de Florence, parce que son maire lui a refusé l’autorisation d’ouvrir l’un de ses restaurants sur la célèbre Place du Dôme
MacDonalds réclame la bagatelle de 17,8 millions d'euros de dommages et intérêts à la ville de Florence, parce que son maire lui a refusé l’autorisation d’ouvrir l’un de ses restaurants sur la célèbre Place du Dôme © AFP / MATTES René / hemis.fr

Il y a quand même quelques raisons de se réjouir dans le camp des Donald américains. Rien qu’avec cette petite nouvelle de novembre dernier : la référence mondiale des carnivores moyennement regardants sur leur pitance – Mac Donald’s pour ne pas le citer – réclame la bagatelle de 17,8 millions d'euros de dommages et intérêts à la ville de Florence, parce que son maire lui a refusé l’autorisation d’ouvrir l’un de ses restaurants sur la célèbre Place du Dôme.

Vingt quatre mille Florentins ont signé une pétition contre l’installation en soutenant leur maire qui est contre + pique nique géant + réseaux sociaux. La ville de Michel-Ange estime en effet que sa fameuse Piazza del Duomo, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, peut se passer de l’image de bon goût véhiculée par l’empereur du fast-food.

Ca vous aurait pas un petit avant-goût de CETA, ça ? Entreprises qui pourraient attaquer villes ou Etats qui les empêcheraient de gagner de l’argent honnêtement ?

Ces Italiens, tout de même ! Ils ont envahi le monde entier avec leurs pizzas, et voilà qu’ils refusent à une toute petite multinationale le droit de distribuer des acides gras saturés aux touristes venus s’enivrer d’art florentin. Décidément, la concurrence libre et non faussée, ça n’a pas l’air d’intéresser grand monde en Toscane.

Mais heureusement, début janvier, à Rome, à deux pas de la Cité et de la place Saint-Pierre, malgré l’opposition de plusieurs cardinaux et restaurateurs du quartier, l’Etat du Vatican a autorisé, avec sa bénédiction, l’installation d’un Mac Do. Il manquait en effet à cet endroit un fleuron culturel. Loyer 30 000 euros par mois. Amen.

Compteur Linky

T’es encore là toi ?! Vilain compteur Linky qui ne m’a servi à rien pour compter les 250 mails reçus après l’émission de la semaine dernière.

Résultat des courses : il y a ceux qui considèrent que vous êtes un suppôt d’EDF, du grand capital et que ce fût 30 minutes de propagande pour Enédis. Ceux qui disent que vous êtes un levier du techno fascisme institutionnalisé… mais aboyé avec douceur et sans excès.

Quand je racontais les réactions de nos auditeurs à Jean-Marie Pelt sur des émissions type OGM, pesticides, déchets nucléaires, Notre-Dame-Des-Landes, chimisation de la société... ça le faisait sourire et il ajoutait, malicieux :

Denis, tu mérites au moins la crucifixion ! Mais en attendant, ressers-nous un verre de vin !

Ceux qui ne comprennent pas pourquoi Stéphane Lhomme a eu autant la parole. Mais la majorité des mails étaient des interrogations. Emission incomplète, imparfaite, ne pouvait pas satisfaire ni l’internationale complotiste anti-compteurs, ni les zélateurs de la main très visible du marché, ni les comités anti-Linky.

Ce compteur est donc un enjeu environnemental, sociétal, démocratique, de santé et politique.

Le seul mérite c'est peut-être d'avoir poser le paquet cadeau Linky sur des ondes nationales dans vos oreilles - cadeau qui arrive chez vous à marche forcée via des sous-traitants payés au compteur dont, dit-on, certains cowboys se seraient inspirés de leur méthode quand ils sont arrivés dans l’ouest américain.

L’auditeur franceinterien est grand, s’informe, poursuit sa recherche, gueule, apprécie, s’engage, soupèse … Et si la citoyenneté y gagne un peu, alors nous n’aurons pas perdu de temps de service public avec ce débat.

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