Au lendemain de l'attentat de New York, beaucoup de commentateurs ont noté la différence de réaction du président Donald Trump avec l'attentat et la tuerie de Las Vegas, le mois dernier.

Hier, il fallait prendre des mesures immédiates contre l'immigration, mais le mois dernier, il ne fallait pas parler de port d'arme, ni des motivations du tueur.. 

La police a fouillé, mais rien. Pas le moindre indice qui permettrait d’expliquer pourquoi Stephen Paddock a essayé de tuer le plus de monde possible ce soir-là, à Las Vegas. En une dizaine de minutes ce retraité a fait 58 morts et plus de 500 blessés. Paddock n’a rien laissé. 

La police a quand même réussi à reconstituer le déroulé de l’attaque. Paddock se préparait depuis des mois. Apparemment, il s’était fixé sur les lieux de concert. Une semaine avant la tuerie, il surveillait un autre festival, à Las Vegas, cette fois. Il s’était installé au Mandalay depuis plusieurs jours et il y avait amené un véritable arsenal. En tout, il a tiré plus d’un millier de balles.

Du côté du contrôle des armes à feu, est-ce que la tuerie a changé quelque chose ?  

Quelques jours après le massacre, des élus démocrates ont déposé un projet de loi interdisant les « bump stocks » : cette petite pièce d’équipement qui permet de transformer une arme semi-automatique en un fusil d’assaut -susceptible de tirer 500 coups à la minute. A la surprise générale, la NRA, le lobby des armes, avait donné son accord pour une réglementation des « bump stocks ». Un mois après, le projet de loi est dans l’impasse. La NRA a révisé sa position. En fait d’interdiction, le Congrès parle maintenant «d’encadrement». Les fabricants d’armes sont soulagés. L’un des principaux fabricants de « bump stocks », une compagnie appelée Slide fire solutions, a d’ailleurs repris ses ventes mardi. Elle les avait suspendues après l’attentat. Dans son courrier promotionnel, elle remercie ses clients d’avoir attendu tout un mois pour faire leurs achats.  

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