C'est un drame qui se déroule à huis clos car l'armée birmane ne laisse passer ni les ONG ni les médias, ni même les agences de l'ONU...

Un homme porte une vieille femme réfugiée Rohingya car elle est incapable de marcher après avoir traversé la frontière, à Teknaf, au Bangladesh.
Un homme porte une vieille femme réfugiée Rohingya car elle est incapable de marcher après avoir traversé la frontière, à Teknaf, au Bangladesh. © Reuters / Mohammad Ponir Hossain

C'est un drame qui se déroule à huis clos car l'armée birmane ne laisse passer ni les ONG ni les médias, ni même les agences de l'ONU, dans cette région frontalière du Bangladesh où, depuis deux semaines, les militaires birmans mènent ce qui ressemble fort à une opération de nettoyage ethnique de grande ampleur, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Ce que l'on sait, c'est que plus de 100 000 civils Rohingyas, en majorité des femmes et des enfants - le HCR parle même de 130 000 personnes – ont fui la Birmanie vers le Bangladesh dans des conditions humanitaires dramatiques, traumatisés par l'incendie de leurs villages et les exactions dont ils ont été témoins.

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