Choquée par l’élection de Donald Trump, la Californie était entrée en « résistance » en novembre 2016. Un an après, où en est-on ? Est-ce que l’État le plus peuplé et le plus riche du pays a réussi à faire échec au président ? Corine Lesnes décrit l’ambiance dans le Golden State.

C’est un anniversaire que l'on n’a pas fêté en Californie. Hillary Clinton avait gagné l’an dernier avec 4 millions de voix d’avance dans l’État, soit 62 % des suffrages, le meilleur score d’un candidat démocrate en 80 ans. A « l’America First » de Trump, le gouverneur Jerry Brown a répondu : « California first ». Pas question que le président républicain s’en prenne au mode de vie des Californiens. Et celui-ci passe par la défense de l’environnement, l’ouverture des frontières, la mondialisation. 

Quel bilan après un an ?

Il est loin d’être négligeable. L’attorney general Xavier Becerra a déjà déposé plusieurs dizaines de plaintes. Contre le « travel ban » qui frappe les voyageurs originaires de sept pays musulmans ; contre les menaces du gouvernement de couper les vivres aux collectivités locales. L’État a encore demandé la suspension de la construction du « mur » à la frontière mexicaine au motif que les procédures environnementales n’ont pas été respectées. 

Quelques échecs ?

Sur le plan législatif. Les démocrates, majoritaires à l’assemblée locale, ont introduit 35 projets de loi contre les décrets de Donald Trump. Quatre seulement ont été adoptés.

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