Donald Trump a décidé le 5 septembre de mettre fin au programme de 2012 qui octroie une autorisation de séjour temporaire aux dreamers. Une décision qui passe particulièrement mal

Donald Trump a décidé le 5 septembre de mettre fin au programme de 2012 qui octroie une autorisation de séjour temporaire aux jeunes sans-papiers amenés par leurs parents aux États-Unis quand qu'ils étaient enfants : ces jeunes surnommés les dreamers. Une décision qui passe particulièrement mal en Californie. L'Etat de la côte ouest a pris la tête de la rébellion. Et pour cause !Sur les 800 000 jeunes concernés par la décision de Trump, 220.000 se trouvent en Californie soit 1 dreamer sur 4. Dans la seule université de Californie, ils sont plus de 4000 étudiants à bénéficier de ce statut qui leur a permis de faire des études et d’échapper à l’expulsion. Depuis l’élection de Trump, comme vous le savez, le Golden State s’est érigé en bastion de la résistance. C'est particulièrement sensible sur la question de l’immigration. La Californie, c'est l'Amérique de demain, mélangée, multiculturelle. Les Blancs n’y sont plus majoritaires. Et depuis deux ans, ils sont même moins nombreux que les Latinos. Un scénario qui donne quelques cauchemars à l'électorat de Trump. Pour les Californiens, la menace qui pèse sur les dreamers est particulièrement injuste. La majorité d'entre eux ne connait même pas le pays où le républicain veut les renvoyer -souvent le Mexique. Et ils sont très engagés dans la communauté. Depuis qu'Obama les a sortis de la clandestinité, on les croise partout: dans les associations, les universités, les syndicats. Ils défendent leurs parents, grâce à leur parfaite maîtrise de l'anglais. Je me souviens de ce jeune avocat Cesar Vargas, qui était l'un des organisateurs de la campagne de Bernie Sanders. Il a réussi à devenir le premier avocat sans papiers inscrit au barreau de New York...

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