Christophe Ayad revient aujourd'hui sur l’un des hommes forts du moment en Proche-Orient, Ghassem Soleimani, un général iranien.

Militaire notable lors de la guerre contre l’Irak après plusieurs exploits en tant que leader de la force Al-Qods, corps d’élite du régime iranien, le général semble aujourd'hui au sommet de son pouvoir en Proche-Orient. La chute d’Alep et la reconquête de Bachar Al-Assad, c'est lui, fort de l'appui des combattants chiites. Acteur éminent de la victoire de l’Irak contre Daech aux côtés des milices chiites, après avoir stoppé l’offensive djihadiste de 2014 jusqu’à la chute récente de Mossoul. 

Au coeur de l'actualité, il constitue un enjeu important concernant la question du kurdistan d'Irak. Il a contribué à la défaite des kurdes à Kirkouk par voies de négociations discrètes pour le retrait des forces de l’UPK, parti kurde concurrent au PDK, provoquant de fait la débâcle des peshmergas.

Ghassem Soleimani est le bouclier de l’Iran, menant toutes les opérations hors des frontières iraniennes pour faire glacis contre Daech, et faire barrière à un éventuel Kurdistan indépendant. Mais Soleimani ne fait pas que défendre l’Iran, son influence gagne tout le Proche-Orient, en Syrie, en Irak, au Liban, au Yémen, au point d'être redouté par les Etats-Unis, l'Arabie saoudite, Israël. 

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