Hier c’était les Kurdes, dimanche ce sera les Catalans. Par un hasard de l’histoire, nous avons droit cette semaine à deux référendums d’indépendance...

Hier c’était les Kurdes, dimanche ce sera les Catalans. Par un hasard de l’histoire, nous avons droit cette semaine à deux référendums d’indépendance dont le résultat ne fait pas de doute. Le oui va l’emporter à Barcelone et à Gérone, comme il a été très largement majoritaire à Erbil et à Kirkouk. Mais qu’est-ce qu’ils ont tous? On croirait des adolescents en crise. Ils veulent partir, quitter la maison, voler de leurs propres ailes. Bref, ils veulent prendre leur indépendance. Comme si l’Europe n’avait pas assez de problèmes en ce moment entre le Brexit, le casse-tête posé par les résultats des élections allemandes, la cassure entre Européens de l’Est et de l’Ouest. Et maintenant donc, on va se retrouver avec un nouveau pays au sud-ouest de la France. Il va falloir tout renégocier: l’euro, les traités, les frontières….

Quant au Moyen-Orient, c’est pas comme s’il n’avait pas assez de problèmes comme ça. La guerre en Irak, en Syrie, en Libye, au Yémen. L’Iran qui se prépare à des jours difficiles avec les Etats-Unis, la Turquie en purge permanente. Les pays du Golfe qui se querellent. Et maintenant donc, un nouveau pays, celui des Kurdes, mais pas tous les Kurdes qui sont répartis dans quatre Etats: la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran. Là, ce sont les Kurdes d’Irak qui se sont prononcés. Evidemment, l’Etat irakien n’est pas d’accord. Pas tant parce qu’il tient à la présence des Kurdes en son sein mais parce que ces derniers revendiquent des territoires que les Arabes considèrent les leurs, en particulier la ville riche en pétrole de Kirkouk. Et puis, si les Kurdes d’Irak se proclament indépendants, pourquoi ceux de Turquie, d’Iran et de Syrie ne le seraient pas. Et là, ce serait la remise en cause de toutes les frontières régionales....

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