Ce matin : ces quatre jours qui peuvent faire changer beaucoup de choses dans l’économie.

Il y a parfois dans l’actualité des concentrés d’événements qui peuvent faire basculer l’économie du bon côté, positif, ou du mauvais côté, négatif. Entre hier et dimanche, trois événements méritent qu’on les évoque sans que l'on sache encore de quelle côté ils vont nous entraîner. Hier, on a eu un accord international entre les pays producteurs pour remonter les prix du pétrole en baissant la production. C’est une première depuis près dix ans. Le prix du baril a grimpé d’un coup de 9 %, marquant peut-être la fin d’une période de trois ans qui a aidé les économies. Premier élément. Hier aussi, il y a eu le choix par Donald Trump de son ministre des Finances, un banquier passé par Goldman Sachs. Mais ledit banquier a créé la surprise en promettant, oui, des baisses d’impôts énormes pour les classes moyennes, mais aucune pour les plus aisées – et çà ce n’était pas prévu. Deuxième surprise. Le troisième rendez-vous aura lieu dimanche en Italie, avec le référendum constitutionnel. Si le non gagne, la Péninsule entrera dans une période d’incertitudes et peut-être la zone euro toute entière parce 1 -que les opposants à Mattéo Renzi sont tous anti-euro et 2- les banques italiennes sont fragiles. Cela fait bien trois tournants potentiels.

Sont-ils positifs ou négatifs ?

Pour l’instant, on ne sait pas - et c’est pour cela qu’il faut être attentif à l’économie en ce moment. Normalement, la hausse du prix du pétrole est négative pour la croissance. Mais il faut considérer qu'elle peut aussi aider, par exemple, l’Algérie qui est dans une situation financière difficile, à éviter une percée des islamistes sur fond de crise sociale. A priori, en choisissant un riche banquier comme secrétaire au Trésor, Trump trahit les ouvriers qui l’ont élu. Mais peut-être qu’in fine, le pragmatisme l’emportera et les baisses d’impôts seront bonnes pour l’économie mondiale sans que les taux d'intérêt du monde entier ne remontent trop. Peut-être enfin que les Italiens éviteront dans les urnes un nouveau séisme, après le Brexit et l’élection de Trump, qui mènerait peut-être à une nouvelle crise de l’euro, un Grexit puissance dix. Rien de tout cela n’est certain, le pire ne l’est pas non plus, tout est ouvert, mais face à tout cela le nombrilisme de tous les petits débats politiciens franco-français en ce moment est ce qui effraie le plus.

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