Le 1er janvier 2014, c’est forcément le temps des vœux... et donc, ce matin, des vœux économiques.

Oui, mais on va commencer par des non-vœux, ce qu’il faut ne pas souhaiter pour 2014 ou, si vous voulez, ce que l’on souhaite qu’il n’arrive pas dans l’économie mondiale et ici en France. Le premier vœu négatif, c’est que la bulle chinoise n’explose pas. La Chine a une croissance toujours incroyable (plus de 7% en 2013), mais quand vous grandissez aussi vite, des bulles tout aussi incroyables se gonflent. Bulle immobilière, bulle des actifs financiers en Bourse ou pas. Si cela explose, le monde entier en subirait les conséquences. Donc attention.

Deuxième non-vœu, deuxième risque sur l’économie mondiale : les taux d’intérêt.

Jean-Marc Vittori en a parlé à ce micro : les taux d’intérêt à long terme grimpent actuellement, ils ont dépassé les 3% aux Etats-Unis : c’est la fin de l’argent quasi-gratuit. La cause est que la Banque centrale américaine resserre un peu le robinet à crédit – et c’est logique, le monde est noyé sous les liquidités et des bulles se constituent. Mais la conséquence est que les taux d’intérêt immobiliers pour tout le monde ou auxquels l’Etat emprunte vont monter.

Un dernier non-vœu ?

Que la France ne passe pas à côté de la reprise économique qui se dessine malgré tout, aux Etats-Unis et en Europe. On ne va pas abuser de chiffres à l’heure où chacun met péniblement du Doliprane dans un verre d’eau pour évacuer une possible migraine ! Mais selon les prévisions, la croissance en Allemagne sera de 1,7% cette année, en Grande-Bretagne de 2,2%, aux Etats-Unis de 2,6% et en France de 0,9%. Il faut monter dans le train.

Et maintenant, les vœux… que souhaiter pour 2014 ?

Le premier est le plus simple. Que la France, l’Allemagne et l’Italie aient l’ambition de faire franchir à la zone euro une étape politique. Maintenant que le pic de la crise est passé, c’est le moment d’aller plus loin que l’Union bancaire. Hier soir, Francois Hollande a promis une initiative franco-allemande au printemps. Juste avec les européennes, c'est pourtant difficile a imaginer. Qui aura le courage de dire : il ne faut plus attendre ?

Deuxième vœu, sur la politique économique…

François Hollande va-t-il clarifier sa ligne économique ; constater qu’il faut engager d’autres réformes que celles qu’il a engagées, et davantage sur la sphère publique que sur les impôts ? Hier soir encore, il s'est a nouveau engagé sur la compétitivité et a parlé d'un pacte avec les entreprises et de baisse des impôts. On en saura plus lors de la conférence de presse prévue le 14 janvier.

Troisième vœu, pour une entreprise et un secteur…

Il faut espérer une solution pérenne pour le groupe PSA ; et espérer que la construction reparte. Si les prix des logements baissaient, beaucoup de choses seraient plus faciles.

Trois non-vœux, trois vœux et un tout dernier espoir pour la route…

Que la gauche et la droite arrivent à plus de consensus et moins de ricanements sur ce qui arrive à l’autre camp. Mais cela relève du miracle, c'est donc un mirage, pas un vœu !

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