La première d’entre elles pour cette nouvelle année concerne la croissance : est-elle solide ?

La totalité des organismes internationaux répondent que oui, 2018 s’annonce bonne sur ce terrain-là.  Déjà, on a eu chaud : 2017 a rompu la loi des séries qui avaient vu se succéder des crises en 1987 (krach boursier), 1997 (crise asiatique) et 2007 (sub-primes). Ouf ! Pour 2018, les planètes restent positivement alignées entre les grandes économies et les grands pays émergents.  Autre bonne nouvelle, pour la France, les dernières prévisions de l’Insee vont dans le même sens. Naturellement, cette belle unanimité se révèlera peut-être une illusion si l’endettement asiatique ou des bulles boursières explosent. Mais en définitive les risques paraissent cette année se situer davantage du côté des facteurs politiques (Trump, Arabie saoudite, Brexit etc.) qu’économiques.  Reste une grande interrogation qui nous concerne en France : le chômage va-t-il franchement baisser ou butons-nous déjà (à 9%) sur un chômage dit structurel, comme le montrent les difficultés de recrutement ? 

Deuxième question, sur les réformes d’Emmanuel Macron. 

C’est une certitude, confirmée hier soir encore : le président va continuer sur le rythme très soutenu imposé depuis qu’il a été élu. Tous ceux qui ont répété à chaque fois qu’une réforme était votée : « le plus dur arrive, les ennuis vont commencer maintenant », (tous ceux-là) se sont trompés. Du coup, l’on se gardera de dire que 2018 sera plus difficile que 2017.  La question est plutôt que les réformes qui arrivent maintenant ont un fort contenu technique : assurance-chômage, formation professionnelle, apprentissage, créations d’entreprise. Ce n’est pas hyper sexy ! Et dans ce cas, des sujets aussi superficiels et rebattus que le contrôle des chômeurs prennent facilement le haut du pavé et font oublier l’enjeu numéro un qui est devant nous : remonter les compétences de tous ceux qui travaillent, voudraient travailler et, pour les jeunes, travailleront demain. 

Troisième et dernière question sur la transformation digitale. 

Dans ce domaine, 2017 a été une année charnière, dans les entreprises, mais aussi dans la vie de tous les jours, avec par exemple la percée fulgurante d’Amazon et ce qui se prépare sur l’Intelligence artificielle. Eh bien, Beaucoup de choses vont se cristalliser en 2018 (on en saura plus sur les voitures autonomes) pour répondre à cette question : au-delà des services évidents qu’il rend, le digital change-t-il un peu, beaucoup ou tout pour  l’économie et l'empoi dans un sens positif - ou pas 

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