Vous revenez sur les bons chiffres de la croissance publiés hier par l’Insee.

C’est une bonne nouvelle. Au 3ème trimestre, la croissance a été de 0,5%. Dit ainsi, cela n’est guère parlant et concret. L’important est de voir que la machine économique avance à un rythme annuel supérieur à 2%, ce qui n’était pas arrivé depuis 2010-2011 (sous Sarkozy). Et encore à cette époque, elle avait été dopée par une politique de relance budgétaire massive. La paternité de ces chiffres revient à la politique de compétitivité de François Hollande et au coup de boost au moral post élection d’Emmanuel Macron (on les met d’accord). Du coup, l’économie a créé beaucoup d’emplois ces derniers temps et le nombre de CDI signés a atteint en septembre son plus haut niveau depuis 2006. Lundi, le Financial Times a même publié un article pour expliquer que la France se réindustrialise. Bon, gardons les pieds sur terre. Car il y a naturellement quelques bémols : les entreprises investissent plus, mais ce sont les importations qui en profitent, la zone euro redémarre encore plus vite que la France et ce dont on parle c’est le passé, l’avenir reste à écrire - c’est même son principe. Au total, le gagnant de cette information, c’est -je crois- l’Etat. Il va encaisser un peu plus de recettes fiscales.

Mais il y a encore du chemin.

La Banque Mondiale a publié son rapport annuel sur la facilité à faire des affaires pour les entreprises dans le monde entier. En anglais, c’est plus clair, cela s’appelle le rapport « Doing Business ». Au 30 juin, la France arrivait en 31ème position, et elle perd deux places en un an. Que dit ce gigantesque baromètre, au-delà de la constatation que les prélèvements obligatoires sur les entreprises sont plus lourds ici qu’ailleurs ? Soyons concrets. Créer une entreprise est facile et rapide : bien. Obtenir un permis de construire par agrandir une usine par exemple, en revanche, est plus long que dans beaucoup de pays développés (six mois). Pas bien. Le temps pour être raccordé à l’électricité, on est dans la moyenne. Comme pour le nombre d’heures passées à accomplir des formalités fiscales. En revanche, la France est numéro un mondial pour la qualité de ses services douaniers. Hommage ce matin, donc, à nos gabelous.

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