Et pour cause, ces nouveaux tests vont faire, enfin, la vérité des chiffres

Sur la consommation d’essence d’abord

Qui n’a jamais été surpris de la différence entre la promesse de la fiche technique et sa propre consommation. Sur les émissions de CO2 ensuite, elles vont grimper de 20% en moyenne. La raison, c’est que les précédents tests étaient réalisés en laboratoire, sans brusquer les moteurs. Le scandale des diesels truqués de Volkswagen a accéléré la prise de conscience. Et l’Europe a fini par imposer de nouveaux tests, en conditions réelles. L’échéance du 1er septembre approche à grands pas. Il faut homologuer les nouveaux modèles mais aussi refaire les tests pour tous les précédents. Ça crée un bel embouteillage.

Mais est-ce vraiment un plus pour l’environnement ? 

Oui pour deux raisons. Avec le changement de thermomètre, les objectifs d’émission imposés par Bruxelles vont être durcis au passage, les constructeurs risquant de lourdes amendes. Et puis les fabricants, on peut le comprendre, appréhendent les réactions des clients à la lecture des « vrais » chiffres. Ils adaptent donc les moteurs dans l’urgence pour que les émissions ne grimpent pas en flèche. Il y a quand même un inconvénient, tout cela va coûter plus cher, entre les tarifs d’homologation plus élevés et ces nouveaux développements.

D’autant que les constructeurs redoutent un autre effet collatéral

Ils craignent une envolée des malus sur l’achat des voitures neuves, qui dépendent des émissions de CO2. Comme celles-ci vont bondir de 20%, au moins sur le papier, cela pourrait augmenter de plusieurs milliers d’euros le malus de nombreux véhicules. Alors le gouvernement a promis une transition : le barème restera lié aux anciens référentiels jusqu’à la fin de l’année. Mais pour 2019, toute la grille sera revue. Et c’est une bonne occasion de la durcir. Car l’an dernier, pour la première fois depuis 23 ans, les émissions de CO2 des voitures neuves sont reparties à la hausse. Il serait donc logique d’avoir des malus plus dissuasifs. Et d’augmenter, au passage, les primes de conversion des vieux diesels.

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