Les professionnels constatent avec étonnement que le marché repart. Les ventes ont été décalées, pas annulées. Une question moins anecdotique qu'il n'y paraît : l'impact du télétravail sur les prix.

L'immobilier : les clés des mois à venir
L'immobilier : les clés des mois à venir © Getty / Jacobs Stock Photography Ltd

Comment évoluent les prix de l’immobilier ? Si nous n’étions pas au printemps, on pourrait même dire le retour d’un marronnier. Poser cette question, c’est d’une certaine manière revenir à une actualité (une activité) normale ! Sauf qu’il se passe quelque chose d’étrange sur l’immobilier : les professionnels sont plutôt optimistes. 

Dans Les Echos, le site d’estimation en ligne MeilleursAgents signale un vrai dynamisme du marché. A la tête du réseau d’agences Century 21, Laurent Vimont dit la même chose. Pendant le confinement, les ventes, bien sûr, n’ont pas eu lieu, cela fait 150 à 200 000 transactions perdues. Mais justement, beaucoup sont juste reportées pas annulées

Autre point : quand on regarde les prix, ils ne s’effondrent nulle part. Le mètre carré en appartement dans les grandes villes est toujours de 10 557 € à Paris, tout en haut, et de 990 € à Saint-Etienne, tout en bas. 

Bon, comme il y a eu peu de vraies signatures pendant deux mois, il faut attendre pour connaître la vraie tendance. 

Une fois cela dit, quelles sont les clés de l’immobilier pour les mois à venir ? 

Il y a les taux d’intérêt, qui ne montent pas vraiment. Ça, c’est positif. 

Il y a l’évolution de l’emploi. Ça c’est négatif. 

Et il y en deux autres clés moins solides, plus flottantes mais importantes : la confiance générale du pays et le télétravail. Des agences signalent des achats qui se font à 100 kms de Paris (mais cela peut être ailleurs) avec des couples prêts à changer de mode de vie. Lui arrive à Chartres le vendredi matin et repart le dimanche soir, elle arrive le vendredi soir jusqu’au lundi soir, et les enfants restent à l’école à Paris (ou l’inverse). Est-ce anecdotique ? On verra. 

Mais si cela ne l’est pas, cela peut vider les bureaux dans les villes, et avoir donc un effet baissier sur les prix des logements.

L’immobilier annonce-t-il la conjoncture ?

Il pose les bonnes questions. Tout le monde se demande comment l’économie va redémarrer. Un redémarrage général en « V », c’est-à-dire en flèche dès le 11 mai, n’est pas ce que l’on a sous les yeux. Mais on peut avoir un « U », un faux plat en bas après la chute, puis une reprise progressive. Le cauchemar, ce serait un « L », rester déprimé de longs mois. La bonne nouvelle, c’est que cela ne semble pas le plus probable. 

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