Le journal Les Echos publie une évaluation des programmes des candidats à la primaire de la droite.

Quel est le programme le plus réalisable pour réduire les dépenses publiques ?
Quel est le programme le plus réalisable pour réduire les dépenses publiques ? © Getty / Andrew Baker

C’est l’Institut Montaigne qui l’a réalisée. L’Institut Montaigne, think-tank libéral, a fait travailler des experts du Budget pour chiffrer les propositions concrètes de réduction des dépenses publiques des uns et des autres et de voir si elles sont crédibles. On le sait, tous les candidats veulent les réduire de 80 à 100 milliards d’euros sur cinq ans, ce qui n’a jamais été fait. Premier résultat : 45 % des pistes de Nicolas Sarkozy sont documentées, précises. Ce n’est pas une surprise, le sujet l’ennuie. Contre 60 % pour François Fillon, 75 % pour Alain Juppé et 95 % pour Bruno Le Maire, dont le projet fait 1.600 pages ! Attention documenté ne veut pas dire faisable, c’est une autre affaire.

D’autres enseignements ?

La mesure qui «rapporte» le plus, c’est le report de l’âge de la retraite, à 64 ou 65 ans. Economie : 15 à 20 milliards d’euros pour les caisses de retraite. Ensuite, c’est la réduction du nombre de fonctionnaires, de 250 à 500.000 selon les candidats : plus de 10 milliards. Sur ce sujet, Nicolas Sarkozy est évidemment crédible puisqu’il l’a fait pendant son quinquennat. Quant à Alain Juppé, on sent qu’il fait attention à ce qu’il dit, il a envoyé jusqu’à hier des précisions. L’Education, la Police, la Défense et la Justice seraient globalement épargnées. En revanche, il compte économiser plus de 100.000 postes par la simple suppression des deux jours de carence en cas de maladie et par l’application réelle des 35 heures pour ceux qui seraient en dessous. Honnêtement, cela paraît un peu tiré par les cheveux.

Mais il y a aussi des surprises.

Les principaux candidats promettent une hausse du salaire des enseignants. Juppé s’engage même sur + 10 % dès 2017 pour le 1er cycle. Mais en contrepartie, il y aurait une hausse du temps de présence dans les établissements. Moins surprenant, tous préconisent de réduire d’un tiers ou de moitié le nombre de parlementaires.

Votre commentaire ?

Les candidats sont crédibles sur leur intention de faire. Reste la question de leur capacité à faire et de la solidité de leurs convictions après la primaire pour parler à tous les Français. Il y a quelques jours, le bras droit d’un des grands candidats me glissait qu’il pourrait bouger sur la suppression de l’ISF.

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