Hommage à une politique publique active, rentable et efficace ! (Diable) laquelle ?

Et bien on va encore parler d’ordre et d’autorité. La bonne politique c’est celle des radars qui contrôlent notre vitesse sur les routes et qui sera examinée demain par les députés dans le cadre du budget. Le Parlement débattra aussi de sécurité routière. Pourquoi une politique active ? Parce que les recettes rapportées par les 4.200 radars (fixes, mobiles, embarqués, double-face, feux rouges, chantiers etc.) devraient dépasser les 670 millions d’euros l’an prochain (avant majorations), en hausse légère par rapport à cette année, selon Bercy. Depuis deux ans, le produit des radars est en vérité à peu près stable – mais il est tout de même 300 millions d’euros plus élevé qu’il y a cinq ans. Donc vous le voyez une politique dynamique, difficile de dire le contraire. Maintenant, pourquoi rentable ? Parce que les deux tiers des recettes vont à à autre chose que l’entretien des radars existants ou l’installation de nouveaux radars. L’argent va à des équipements de transports collectifs des collectivités locales et même un peu au désendettement de l’Etat. A noter : le rendement a progressé aussi en raison des accords récents passés par avec nos voisins européens. Les automobilistes étrangers flashés sont désormais verbalisés et l’argent est normalement récupéré.Vous avez dit, aussi, une politique efficace. C’est le point le plus discuté puisque beaucoup d’automobilistes dénoncent un racket, avec des radars placés astucieusement pour vous pincer. Mais la diminution du nombre de morts sur la route est absolument imputable à cette politique publique, qui a fait chuter la baisse de la vitesse sur les routes. Quand on épluche les documents budgétaires (on y trouve de tout !), on découvre que la vitesse moyenne sur l’ensemble des voies de circulation, qui était de 90 km/heure en 2000, tourne autour de 79 km/heure cette année. Et les pouvoirs publics se fixent (nous fixent) un objectif de 78,5 km/h pour l’an prochain et de 77 km/h en 2017. Même si personne n’aime être flashé, on doit reconnaître que le système mis en place, qui fait travailler ensemble plus de cinq ministères et le secteur privé, est exceptionnel d’efficacité. Bien sûr, le meilleur jour sera celui où les radars ne serviront plus à rien.

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