Dominique Seux commente deux beaux succès d’entreprises françaises à regarder cet automne : l’hypothèse de la fusion PSA-Fiat-Chrysler et le succès d’Airbus...

Jean-Dominique Sénard et Carlos Tavarès
Jean-Dominique Sénard et Carlos Tavarès © AFP

L’automne économique et social est plutôt grisâtre, avec les incertitudes sur la conjoncture mondiale, les tensions géopolitiques et, ici en France, les conflits qui s’annoncent dans les transports et sur les retraites. Mais il y a aussi de bonnes surprises du côté des entreprises et il n’y aucune raison de ne pas les savourer. 

La première date de la semaine dernière : l’hypothèse de la fusion PSA-Fiat-Chrysler. Elle a été très commentée, elle n’est pas acquise, elle rencontrera des obstacles, mais il y a un élément inédit : si elle se fait, cela voudra dire que deux constructeurs automobiles français, Renault et PSA, seront au cœur de groupes qui se placent dans les ... quatre premiers mondiaux. Qui aurait dit cela il y a dix ou vingt ans ? 

Avec les chiffres de ventes 2018 :

  1. Numéro un mondial : Volkswagen. 
  2. Numéro deux : Toyota. 
  3. Numéro trois : Renault-Nissan (avec une dizaine de marques). 
  4. Numéro quatre : si cela aboutit donc, PSA-Fiat (avec une dizaine de marques aussi).

Les Français sont à la manœuvre et ne sont en aucun cas cette fois, ne sont pas des proies affaiblies, comme Alcatel, Péchiney ou d’autres l’ont été. 

L’autre succès, c’est celui d’Airbus (européen bien sûr, pas seulement français), dont les résultats sont en hausse, Airbus qui vient de vendre 300 A320 à une compagnie indienne, un record d’un coup. 

Mentionnons encore l’offre faite par le groupe de luxe LVMH pour racheter le joaillier bien connu aux Etats-Unis Tiffany. Ce n'est pas terminé, les discussions continuent, on verra. 

Des succès, donc, mais des succès qui obligent... 

Oui. Des entreprises françaises ou basées en France se retrouvent donc en première ligne pour être devant, mais aussi pourquoi pas pour faire évoluer leurs marchés. L’automobile, la construction aéronautique : on parle du secteur des transports, qui est directement concerné par les bouleversements technologiques et peut-être -sans doute- sociétaux qu’implique la bataille contre le réchauffement climatique. Tous ces acteurs géants vont-ils freiner des quatre fers, essayer de ruser avec les normes fixées par les pouvoirs publics (c'est arrivé !), ou vont-ils investir et chercher des solutions -comme l’électrification, le transport partagé et bien d’autres ? A ce moment-ci de l’histoire, on n’a pas la réponse à cette question, mais oui la responsabilité va de pair avec la taille.

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