Un nouveau record en milliards d’euros a été atteint pour le Mercato d’été. Contrairement à l'image que donnent les salaires des joueurs, le football français est globalement pauvre et exporte ses joueurs.

Kylian Mbappé, Neymar et Bernardo Silva
Kylian Mbappé, Neymar et Bernardo Silva © AFP

On parle bien entendu football et des transferts de joueurs professionnels. Le mercato estival s’est terminé lundi soir et on connaît le montant des ventes entre clubs : 6,6 milliards d’euros, deux fois plus (oui, deux fois plus) qu’il y a cinq ans. 

En 2017, c’était l’arrivée du brésilien Neymar au PSG qui avait animé la saison (222 millions), cette fois-ci, c’est le passage du jeune attaquant portugais de 19 ans, Joao Felix, du Benfica Lisbonne à l’Atlético Madrid (126 millions). 

Pourquoi en parle-t-on ?

Parce qu’il y a un phénomène économique intéressant. La France a beau être championne du monde, elle joue petits bras dans le match entre les clubs. Dans la bataille des transferts, elle arrive bonne dernière financièrement, très loin derrière la Premier Ligue anglaise, le championnat espagnol et la Série A italienne. 

Cela fait bizarre de dire cela quand on connaît les salaires des joueurs, mais le football français est pauvre, et les joueurs tricolores s’exportent remarquablement bien, mais les meilleurs ne restent pas ici. 

Sur les 23 joueurs sélectionnés pour le prochain match de l’équipe de France, seuls trois jouent dans des clubs français

La Bundesliga allemande, notamment, a cassé sa tirelire pour acheter des pieds gaulois. Pourquoi ? C’est la loi d’un marché international (et il l’est totalement puisque ce sont les pieds et les neurones d’un joueur qui intéressent, pas son multilinguisme), loi du marché que certains détestent sans doute mais qui est là. 

Qu’on en pleure ou pas, les joueurs de 20 ans ne courent pas sur les pelouses de leur pays pour porter leur maillot national, ils veulent être avec les meilleurs et gagner beaucoup d’argent qu'ils dépensent de façon diverse. On en arrive forcément à : 

  1. L’éternel constat et débat sur les charges sociales. Le PSG en paie davantage que l’ensemble des clubs espagnols, allemands et italiens réunis, écrivait Les Echos en août. Plus fort : le club d’Angers en paie plus que le Real Madrid. 

Il y a les droits télévisés qui constituent une grosse part des recettes des clubs. Longtemps ridicules par rapport à ce qui se voit à l’étranger, ils vont s’en rapprocher à partir de 2020. 

Bref résumons : la France forme d’excellents joueurs qui vont ensuite ailleurs. Cela ne vous rappelle rien ? On constate la même chose avec les chercheurs et dans les milieux économiques mais curieusement cela suscite beaucoup plus de débats enflammés.

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