On parle automobile ce matin

Apple vient de confirmer officiellement son intérêt pour la voiture autonome.

Il y avait des rumeurs depuis des années, mais on a appris ce week-end que la firme à la pomme allait effectivement se lancer dans la bagarre de la voiture autonome. Comme Google, comme Tesla, Uber, BMW, Ford, Volvo et en fait tous les constructeurs de la planète. Apple ne construira apparemment pas sa propre voiture, en quelque sorte l’Icar, mais travaille sur les logiciels et l’intelligence artificielle qui rendront cela possible. L’entreprise est notamment intéressée par l’idée d’exploiter des flottes de robots taxis intégrant sa technologie. Pourquoi en parle-t-on ici ? Parce qu’on a souvent l’impression que la voiture autonome est un projet lointain, mais en réalité les choses avancent assez vite. Beaucoup de véhicules haut de gamme intègrent d’ores et déjà des aides à la conduite, ils peuvent accélérer et freiner seuls, prendre des virages, lire même les panneaux de signalisation et adapter la vitesse en conséquence. Tesla a par exemple annoncé il y a un mois et demi que toutes ses voitures auraient désormais huit caméras et quinze capteurs ultrasoniques. Mais attention : tout cela fonctionne plus ou moins bien et c’est pour cela qu’on parle d’autonomie, le conducteur garde le contrôle. Carlos Ghosn estime qu’en 2020, cela se déploiera plus largement. C’est différent de la voiture sans chauffeur, pas attendue avant 2025 pour le grand public.

Les constructeurs automobiles vendent-ils du rêve ?

C’est effectivement la rencontre de progrès technologiques stupéfiants et d’un rêve, se déplacer en faisant autre chose que conduire. Depuis un siècle, la voiture a été la promesse d’abord tout simplement de liberté, puis de fiabilité, puis de vitesse, puis de sécurité. Arrive donc l’autonomie. Bravo, magnifique, très sincèrement : on a hâte. Mais les constructeurs cherchent aussi manifestement à faire oublier qu’ils ont trahi la confiance des consommateurs, dans le monde entier, en trichant sur les normes anti-pollution. Un lien de confiance, il y a un an, à partir de l’affaire Volkswagen, s’est brisé. Il faudra du temps pour qu’il se retisse. Et c’est d’abord là qu’on attend des résultats, avec le véhicule électrique notamment. Un contrat de confiance sur la voiture propre est plus urgent que le contrat d'autonomie.

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