Bill Gates, davos 2013
Bill Gates, davos 2013 © Reuters / Pascal Lauener

Oui attention c’est une vraie fausse sortie… Il ne s’en va pas tout à fait, il conseillera le nouveau directeur général, un homme de 46 ans d’origine indienne, Satya Nadella. Si on donne ici le nom de ce dernier, c’est parce que cela illustre la capacité d’intégration des Etats-Unis qui nous manque tellement ici. Alors, on parle ce matin de cet événement chez Microsoft parce pour toute une génération, le nom de Bill Gates évoque énormément de choses : Windows, Word, Excel, Office, Internet Explorer. Toute l’informatique de bureau. C’est toute la légende de l’informatique. La question est de savoir s’l représente le passé ou l’avenir. C’est aussi Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, qui a créé en 2000 une Fondation avec sa femme Melinda, et est un acteur clé de l’action caritative. Bref, une superbe histoire américaine.

Comment s’explique le succès de Bill Gates ? Cela part d’un coup de génie ou d’un coup de chance si l’on veut. Il a été le premier à comprendre que la valeur ajoutée résidait dans le moteur de l’ordinateur et non pas dans la boîte, la coque. Et il a proposé à IBM de prendre en charge les systèmes d’exploitation. Rapidement, c’est là que le pouvoir s’est installé. Et Microsoft a fait sa fortune en devenant longtemps incontournable, avec un monopole mondial dans ce domaine.Et Bill Gates appartient à une catégorie d’entrepreneurs particulière. En poussant le trait, à la catégorie des imitateurs. La plupart de ses produits, il les a repris à d’autres, ses premiers pas, il les a faits en s’inspirant d’Apple. Steve Jobs disait d’ailleurs de lui, un brin méprisant, qu’il n’avait aucune imagination. A côté des imitateurs comme Microsoft, vous avez les inventeurs / ingénieurs comme Google (qui créent à partir de rien) et les innovateurs, comme Apple, qui ont le génie du marketing. Les inventeurs, les innovateurs et les imitateurs, si on réfléchit bien, la plupart des modèles d’entreprises se classent ainsi.Mais l’empire Microsoft a lui-même été concurrencé… Dans le domaine de la hightech, tout va très vite et les cartes se rebattent vite ! Le successeur direct de Gates est passé à côté de plusieurs révolutions. Amazon s’est imposé dans l’e-commerce ; Samsung et Apple, dans les tablettes, Facebook dans les réseaux sociaux, Google dans le poste d’aiguillage sur Internet. Microsoft est passé à côté des mobiles et pâtit du fait que ce qu’on aime, c’est toucher les nouveaux produits ; or on ne touche pas un logiciel ! Pour dire les choses simplement, et même si son activité grimpe dans les services aux entreprises, Microsoft apparaît un peu ringard.Une question simple pour finir ; pourquoi n’y a-t-il pas de Microsoft ou de Google français ? En dix secondes, la réponse est double : arrêtons de pleurer. Ni à Berlin ni à Londres il n’y a non plus de Google ou Microsoft. Il y a un génie américain. Ensuite le problème des Français est qu’ils ont des pépites de haute technologie – nous sommes les rois du jeu vidéo – mais les pépites n’arrivent pas à grossir. Mais il me faudrat une minute de plus pr en parler…

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