Tous les acteurs du secteur aérien se réunissent aujourd’hui pour leur assemblée annuelle à Cancun, au Mexique.

Ce sont quelque 265 compagnies aériennes du monde entier qui vont se retrouver là-bas, et le patron de leur organisation professionnelle, le Français Alexandre de Juniac, ex-PDG d’Air France, devrait faire un bilan positif de l’activité du transport aérien. Cette année, le nombre de passagers pourrait s’approcher près de la barre des 4 milliards. Cela ne veut pas dire que quatre milliards de terriens sur sept vont voyager par avion, mais qu’il y a quatre milliards de voyages, certains voyageant beaucoup. C’est considérable. Il y a dix ans, en 2007, le chiffre était de 2,4 milliards, cela veut dire une hausse de plus de 60 %. Peu d’industries connaissent des évolutions si spectaculaires, cela veut dire que le transport aérien s’est démocratisé et que cette mondialisation-là, celle de la circulation des personnes, ne recule pas – même si une part de la croissance est due aux tarifs low cost sur des vols intérieurs. Au total, 29.000 avions effectuent chaque année quarante millions de vols dans le monde. Le paradoxe est que c’est une activité qui ne dégage pas de gros bénéfices, même s’ils croissent ces dernières années.

A Cancun, la préoccupation majeure va être la sécurité.

L’avion reste un moyen sûr de se déplacer, avec 268 décès « seulement » en 2016. Mais bien plus que le comportement inadmissible de certaines compagnies -chacun a en tête les vidéos de passagers bousculés sur des vols américains par le personnel de bord, bien plus que le surbooking, la question de la sécurité et du terrorisme obsède légitimement les voyageurs aériens. Depuis mars, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont interdit aux passagers venant de huit pays arabes, et de Turquie et de Tunisie, de transporter en cabine ordinateurs portables et les tablettes, qui pourraient cacher des bombes. Washington voulait étendre cette mesure assez forte à l’Europe mais a renoncé mardi dernier. Jusqu’à maintenant, si l’on excepte bien sûr le 11 septembre 2001, le tir de missile contre un avion de la Malaysia Airlines en 2014 en Ukraine et l’attentat contre un avion russe au-dessus du Sinaï en 2015, la sécurité a plutôt fonctionné. Mais c’est une course de vitesse de plus en plus sophistiquée qui concerne autant les professionnels que, nous, les passagers.

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