• Vous passez au « people » ce matin. Vous évoquez un record en passe d’être battu par Christine Lagarde, la ministre de Bercy.

Oui, le record de longévité à son poste à Bercy. En cette fin de semaine – exactement dimanche –, elle aura en main le portefeuille de l’économie et des finances depuis trois ans, dix mois et dix-neuf jours.

Soit précisément la durée du bail continu de Pierre Bérégovoy entre 1988 et 1992. Lundi donc, Christine Lagarde le dépassera. Et si elle reste là jusqu’à la présidentielle, il s’en faudra d’un cheveu pour qu’elle double Valéry Giscard d’Estaing, responsable des finances il y a …. 40 ans ! C’est un record et si l’on ajoute le poste de ministre du commerce extérieur qu’elle a occupé dans l’équipe Villepin, Christine Lagarde sera, en 2012, restée 7 ans à Bercy. Pourquoi raconter cela ? Pas pour le people ! Mais pour mesurer combien elle a rompu la malédiction qui frappait ses prédécesseurs.

Oui, le record de longévité à son poste à Bercy. En cette fin de semaine – exactement dimanche –, elle aura en main le portefeuille de l’économie et des finances depuis trois ans, dix mois et dix-neuf jours. Soit précisément la durée du bail continu de Pierre Bérégovoy entre 1988 et 1992. Lundi donc, Christine Lagarde le dépassera. Et si elle reste là jusqu’à la présidentielle, il s’en faudra d’un cheveu pour qu’elle double Valéry Giscard d’Estaing, responsable des finances il y a …. 40 ans ! C’est un record et si l’on ajoute le poste de ministre du commerce extérieur qu’elle a occupé dans l’équipe Villepin, Christine Lagarde sera, en 2012, restée 7 ans à Bercy. Pourquoi raconter cela ? Pas pour le people ! Mais pour mesurer combien elle a rompu la malédiction qui frappait ses prédécesseurs.

Oui, le record de longévité à son poste à Bercy. En cette fin de semaine – exactement dimanche –, elle aura en main le portefeuille de l’économie et des finances depuis trois ans, dix mois et dix-neuf jours. Soit précisément la durée du bail continu de Pierre Bérégovoy entre 1988 et 1992. Lundi donc, Christine Lagarde le dépassera. Et si elle reste là jusqu’à la présidentielle, il s’en faudra d’un cheveu pour qu’elle double Valéry Giscard d’Estaing, responsable des finances il y a …. 40 ans ! C’est un record et si l’on ajoute le poste de ministre du commerce extérieur qu’elle a occupé dans l’équipe Villepin, Christine Lagarde sera, en 2012, restée 7 ans à Bercy. Pourquoi raconter cela ? Pas pour le people ! Mais pour mesurer combien elle a rompu la malédiction qui frappait ses prédécesseurs.

Christine Lagarde interrompt une période d’instabilité incroyable puisque pas moins de sept ministres se sont succédé à l’économie et aux finances en un peu plus de … sept ans. Un par an en moyenne : Sauter, Fabius, Mer, Sarkozy, Gaymard, Breton, Boorlo. La France, disons-le, était la risée des autres pays dans les réunions européennes ou internationales qui sont l’ordinaire d’un ministre de l’économie. Vous imaginez la scène : « tiens, qui est-ce ? ». « Ah oui, le nouveau français » !

Bon, Christine Lagarde bat un record, et alors ? D’abord, une réflexion de sociologie politique. Cette valse des ministres à Bercy, que l’on constate en fait encore dans beaucoup d’autres postes, pose de vraies questions. La France est le pays où les responsables ont les plus longues carrières politiques (20, 30 ans) et où ils changent le plus de postes. Pour revenir à Christine Lagarde, personne n’aurait parié sur sa longévité. Pas de réseau politique, une vie à l’étranger, quelques gaffes : ses atouts étaient maigres. Mais elle est l’exemple d’un ministre qui a pris de l’ampleur avec le temps, qui est entré dans les dossiers ultra-techniques, du G20 par exemple. La crise a valorisé son expérience de négociatrice, elle a une aisance internationale. Regardez aussi les photos des réunions à Bruxelles, New York ou ailleurs : c’est la seule femme parmi des hommes en gris. Enfin, ne citons pas son anglais, on a honte qu’il soit perçu comme un plus dans une classe politique dont l’anglais moyen est inférieur à ce que tolèrent les entreprises.

Elle n’a que des qualités ? Des limites aussi. Christine Lagarde a vite accepté que le chef de l’Etat prenne les décisions importantes dont elle se fait l’avocat. De lui, elle s’est aussi faite plus entendre qu’écoutée. Elle a labouré son champ de liberté personnelle (la réforme du crédit à la consommation) mais il est étroit. Enfin, elle est attaquée par le PS dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais et il y a au minimum une maladresse s’agissant d’un investissement ISF qu’elle a effectué dans la start up du fils du patron d’Oséo, la banque publique des PME. -Et on ne parle pas beaucoup de son avenir politique ...

Elle se voit député de l’étranger, une rumeur anglo-saxonne la voit au FMI. Mais c’est vrai, les journalistes politiques la suivent peu. Peut-être parce que c’est l’un des très très rares ministres qui ne distillent pas (off) des confidences vachardes sur ses collègues. Est-ce à mettre au crédit ou au débit de la ministre ou des journalistes ? Vous jugerez !

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