Un record a été battu : les taux d’intérêts immobiliers n’ont jamais été aussi bas qu’aujourd’hui.

Oui, l’Observatoire du crédit logement, l’organisme qui a publié cette information hier, dit même qu’il faut remonter aux années 1940 pour retrouver des taux aussi bas. Franchement je pense que dans les années 1940, ils avaient bien d’autres soucis que de relever les taux de l’immobilier. Mais effectivement, les taux sont passés, en moyenne sur l’ensemble des crédits, des durées, des banques, en dessous des 2% - du jamais vu. Et avant de regarder dans le détail, disons une première chose : cette baisse continue des taux d’emprunt est le résultat de la politique de la banque centrale européenne. Cela prouve qu’elle infuse dans l’économie réelle (comme on dit). On a émis assez de réserves sur les limites du travail de la BCE pour ne pas dire quand, comme là, cela marche très concrètement.

Les conséquences sont considérables pour les emprunteurs.

Savez-vous quel est le volume des crédits immobiliers contractés ou renégociés chaque année ? Deux-cent milliards d’euros l’an dernier. C’est énorme. Donc, les taux, c’est un sujet considérable - qui a bien plus d’effet que, par exemple, l’évolution des impôts ou des salaires. Pour un bon client, jugé sûr par une banque, le taux d’emprunt peut descendre jusqu’à 1,40% sur quinze ans et même parfois quasiment 1%. Bref, certains empruntent gratuit – si on peut dire. Soyons concrets : celui qui emprunte 200 000 euros aujourd’hui sur vingt ans économisera 55 000 euros en intérêts par rapport à celui qui a signé il y a cinq ans.

Evidemment, il y a un petit revers.

Il y a toujours une moitié vide au verre. Quand les taux sont bas, les prix montent parce qu’il y a plus d’acheteurs. Selon certains professionnels, la courbe des prix immobiliers serait en train de s’inverser. Après quatre ans de baisse, elle remonterait. Mais cela ne suffit pas à effacer l’effet des taux bas. Le verre est aux trois-quarts plein.

Sur l’immobilier, il faut de toute façon avoir en tête une idée simple.

Le prix d’un logement représente quatre à cinq années de revenus aujourd’hui, contre trois années il y a quinze ans. Cela dépend des endroits évidemment mais acheter reste très difficile ou inaccessible pour beaucoup de jeunes. Mais, avec la baisse des taux, un peu moins qu’hier.

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