Emmanuel Macron recevait hier soir à dîner à l’Elysée une centaine de créateurs de mode du monde entier.

C’était la première fois depuis 35 ans que l’Elysée accueillait le monde de la mode après la fashion week, la semaine des défilés organisés par les grands couturiers pour le prêt à porter féminin. En 1984, François Mitterrand et Jack Lang avaient pris cette initiative avec Pierre Bergé. 

Hier, le président, et encore plus Brigitte Macron, ont rendu un hommage vibrant à cette création française devant des invités très internationaux et, surtout, un secteur qui pèse plus de 30 milliards d’euros dans le PIB, avec la mode, la maroquinerie, l’horlogerie, la joaillerie. La France est redevenue la 1ère destination mondiale des défilés depuis que New York s’est écroulé, devant Londres et Milan. C’est lié à la présence des maisons des grands groupes comme LVMH et Kering mais aussi à beaucoup de jeunes étoiles montantes. 

En réalité, la stratégie est désormais rodée puisque c’est la 4ème fois que le patron de l’Elysée incite des investisseurs à venir s’installer en France : il l’a fait devant des financiers en octobre, des industriels à Versailles en janvier, il avait aussi appelé les scientifiques travaillant sur le climat à venir après la défection de Trump et c'était donc la mode hier. « Venez à Paris, choisissez la France » : c’est le message. 

C’est un renouvellement de l’exercice obligé qui voit les dirigeants français jouer les VRP dans le monde entier pour vendre des Rafale ou des centrales nucléaires. Hasard ou pas, Toyota et Disney ont annoncé ici des investissements ces derniers temps.

Ce dîner de la mode valait le coup d’oeil

Les tenues n’étaient pas toutes de la sobriété habituelle que l’on voit à l'Elysée. C’était amusant de voir Emmanuel Macron en face d’Anna Wintour, la rédactrice en chef de Vogue immortalisée par le film Le Diable s’habille en Prada. 

Et pour l’anecdote, avec des professionnels qui ont parfois un gros ego, le protocole s’est paraît-il arraché les cheveux. Il y a ceux qui ont refusé d’être sur la photo officielle (trop vulgaire), ceux qui voulaient venir en couple, ceux qui exigeaient de rentrer en voiture dans la cour de l’Elysée et ceux qui ont menacé de ne pas venir s’ils n’étaient pas tout tout près du président à table. 

J’aimerais vous donner les noms mais mon temps est écoulé – c’est dommage.

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.