Il y a dix ans éclatait la crise financière la plus grave depuis la crise de 1929…

Il y a dix ans,  le 9 août 2007, débutait une crise financière qui allait s'avérer aussi grave, voire plus, que celle de 1929...
Il y a dix ans, le 9 août 2007, débutait une crise financière qui allait s'avérer aussi grave, voire plus, que celle de 1929... © Getty / Paper Boat Creative

Le 9 août 2007 dans la matinée, la banque française BNP Paribas décide de fermer trois de ses fonds monétaires.

L’annonce passe complètement inaperçue aux yeux du grand public, mais sur les marchés financiers, la panique est immédiate.

En quelques jours les banques centrales vont déverser 330 milliards de dollars de liquidités pour éviter la paralysie du système bancaire.

En vain puisqu’un an plus tard, la faillite de la banque Lehman Brothers relance la crise et cette fois c’est un ouragan qui se déchaîne. Car c’est bien aux Etats-Unis que se situe l’épicentre de la crise. Là où depuis des années, les banques distribuent par milliers les « subprimes », ces crédits immobiliers risqués accordés aux ménages les plus pauvres.

Mais si la tempête se propage au monde entier c’est que les bilans des banques sont truffés de titres adossés à ces subprimes. Il a suffi du retournement du marché de l’immobilier pour déclencher la catastrophe.

Qu’est ce qui a été fait depuis lors pour éviter que de telles erreurs ne se reproduisent ?

D’abord les banques ont payé cher leurs erreurs. Certaines on été condamnées, beaucoup ont fait faillite, d’autres ont été sauvées à coup d’aides publiques comme la plupart des banques françaises.

Aux Etats-Unis, il y a un banquier qui a été particulièrement malin c’est le patron de la banque JP Morgan, Jamie Dimon. Il s’est débarrassé des subprimes avant la crise et il a profité ensuite de la débâcle générale pour racheter une bonne partie de ses concurrents.

Et puis après une période de déréglementation débridée qui a connu son apogée avec Bill Clinton, on est revenu à des règles beaucoup plus strictes. Les banques ont dû renforcer leurs fonds propres et réduire leur prise de risques

Une nouvelle crise financière est –elle possible ?

Vous le savez bien : l’histoire du capitalisme est ponctuée de crises financières. Pour l’heure, les analystes se contentent de lister les risques :

<div>

  • d’abord les actifs toxiques n’ont pas été abolis, ils existent toujours.
  • Il y a ensuite cette nouvelle finance de l’ombre, d’autant plus risquée qu’elle fonctionne en dehors des règles. Ce qu’on appelle le shadow banking représenterait aujourd’hui le quart de la finance mondiale !
  • Il y a encore l’explosion de la dette chinoise, publique et privée qui est extrêmement inquiétante.
  • Enfin certains agitent la menace d’une bulle financière qui serait créée par la masse d’argent déversée sur les marchés par les trois grandes banques centrales depuis 2007. La question n’est donc pas s’il y aura un autre séisme financier mais quand il se produira.

En attendant, Il y a eu aussi un petit effet collatéral c’est que le secteur financier n’attire plus les jeunes. L’image du trader survolté qui manie des milliards dans une salle de marchés londonienne a vécu. Désormais c’est la high tech et les start up qui font rêver.

</div>

Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.